lundi, 08 mai 2006
Retrouvailles
Vous souvenez-vous que nous avions rencontré un berger à Villasalto qui nous avait fait visiter l'ancienne mine, à la condition que nous prenions des photos de son troupeau de vaches ?
Malheureusement l'appareil dans lequel se trouvaient ces photos nous a été dérobé le mardi suivant… Par chance l'ami qui était avec nous avait, lui aussi, pris quelques photos qu'il nous a fait parvenir depuis.
Aussi dimanche sommes-nous retournés à Villasalto rechercher Antonio. Nous l'avons retrouvé sans difficulté, fidèle au poste, auprès de son troupeau.
Quand nous lui avons remis les photos, il a demandé les yeux humides: "ma, perchè ?".
Puis il a eu ce commentaire sur la photo ci-jointe: "questi sono le mal' educati !"
10:15 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Italie
jeudi, 04 mai 2006
Sant' Efisio
Valeria m'a reproché de ne pas parler de Sant'Efisio, le Saint qui a sauvé Cagliari de la peste en l'an 1600 et quelques (42 peut-être ?).
Pour célébrer ce saint une GIGANTESQUE procession est organisée chaque 1er mai de Cagliari à Pula (40km) depuis plus de 350 ans. Cette année n'a pas fait défaut à la tradition.
Nous avons eu la chance de bénéficier d'un balcon appartenant à des amis sur le parcours. Nous étions en place à 10h30, mais il était déjà trop tard: nos avons manqué les chars.
Ont succédé les représentants de villes et villages de toute la Sardaigne en costume traditionnel: magnifique.
Puis encore des délégations à cheval: majestueux.
Enfin les cendres du saint et une statue le représentant portée par des dignitaires de la ville.
Hélas, pour nous le cœur n'y était plus: A l'endroit où nous étions, la rue est faite de dalle en granit. Les fers des chevaux glissaient dessus et trois d'entre eux sont tombés. Heureusement ni cavaliers, ni chevaux n'ont été blessés. Mais, nous avons passé le reste du défilé à surveiller malgré nous les pas des chevaux en redoutant qu'un accident ne survienne.
Je dois absolument ajouter à l'intention de ceux à qui le mot "folklore" viendrait en tête qu'il doivent surtout s'en abstenir.
Cette procession n'est pas faite "en souvenir du bon vieux temps" ou à l'intention des touristes. Elle est – je cherche mes mots – sincère et originelle. Ici ni hot-dog, ni frite, ni bière à vendre, on est là pour vivre et participer. Les terrasses des cafés de la place Yenne, pourtant toujours remplies, étaient désertées.
La foule (immense) est impressionante de calme et l'auto discipline a de quoi faire pâlir les Teutons de jalousie.
18:40 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Italie
vendredi, 28 avril 2006
Anguille sous roche
Tous les jours, tôt le matin tôt, je vais en promenant mon chien, boire un macchiato dans un petit bistrot où il n'y a que des habitués.
L'autre jour un monsieur veut payer son capuccino (0,90€) et sa pasta (0,70€). Tonio, le propriétaire qui siffle toujours quand il prépare une consommation, lui répond que la dame (assise à la même table tous les matins à la même heure) a déjà payé: "ha anticipato".
Je sens une histoire là-dessous… il va falloir que je surveille ça !
10:20 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Italie
mercredi, 19 avril 2006
Giuseppe
Ca y est: j'ai suivi le conseil de Salvatore et enfin demandé à "Pépère" comment il s'appelait.
Il a eu l'air d'en avoir deux:
- surpris
- et content.
Puis il m'a répondu "Giuseppe", mais on m'appelle aussi "Peppe" (voyez que nous n'étions pas très loin). Il a ensuite ajouté un autre surnom qui ressembait a "Peppino", que j'ai malheureusement oublié.
Parmi les nombreux Sardes visitant ce blog, quelqu'un pourrait-il venir à mon secours et me fournir une liste des diminutifs de Giuseppe se terminant par "o" ?
Merci d'avance. Cela m'aiderait bien car je lui ai dit que c'était celui que je préférais. Ca la fout mal d'avoir oublié !
12:57 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Italie
vendredi, 14 avril 2006
Ballade dominicale
Il fait beau ? Allez ! en route.
Arrivés à San Nicolo Gerrei, ma Princesse émet le désire de boire un café. Nous venions juste de passer devant un bar. Je fais demi-tour, et gare la voiture devant le bar. Il est clair qu'il vient de fermer car le propriétaire s'apprête à monter dans son véhicule.
A ma question "le bar est fermé ?" il me répond par une autre question "que voulez-vous boire ?". Malgré la modestie de nos désirs, il ré-ouvre son bar pour nous servir nos cafés, sourire inclus.
Quelques kilomètres plus loin, avant Ballao, un majestueux chêne-liège nous invite à faire un pique-nique sous son ombre.
Plus tard sur la route de Muravera, une pancarte indique Villasalto. Nous n'y sommes jamais allés. Allez hop ! on tourne à droite et après une grimpette en lacets nous arrivons dans ce bourg d'environ mille âmes perché en haut de sa montagne.
Juste avant de rentrer dans le village, nous nous arrêtons pour admirer le paysage et le maquis en fleur. Nous sommes au milieu d'un jardin de rocaille naturel qui rendrait plus d'un jardinier jaloux. La question se pose de savoir de quoi les habitants vivent-ils, au milieu de cette nature grandiose mais sauvage ?
L'explication nous sera fournie un peu plus tard par Antonio, au bar de la place centrale: il y avait ici une mine d'antimoine et la fonderie associée. Toutes deux fermées depuis plusieurs décennies. Maintenant c'est la misère.
Antonio propose de nous emmener au musée et de nous faire visiter la fonderie, fermée au publique car dans un dangereux état de décrépitude. Il y mettra une condition (répétée à trois reprises): que nous ayons un appareil photo et que nous prenions ses vaches en photo.
Nous passerons pratiquement tout l'après-midi avec lui et ses vaches qui paissent dans le maquis autour de la fonderie. Antonio nous expliquera tout des conditions misérables des ouvriers qui travaillaient ici au milieu des fumées qui les tuaient en quelques années.
Pour conclure la visite, il s'excusera de nous avoir ennuyés avec ses histoires.
Hélas ! vous ne verrez pas les photos des vaches car mardi dernier notre appartement a été cambriolé et notre appareil photo à été emporté avec les photos.
10:55 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Italie
vendredi, 07 avril 2006
Sono un coglione
A la suite de la déclaration de M. Berlusconi affirmant que les Italiens qui ne voteraient pas pour lui sont des "Coglioni", l'idée m'est venue de faire fabriquer un T-Shirt portant la mention:
"Sono un coglione…
e ne sono fiero…
perché sono un Italiano
un Italiano vero !"
(ça ne vous rappelle pas une chanson bien connue ?)
Malheureusement je n'ai pas le temps avant les élections.
10:35 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Italie
samedi, 01 avril 2006
Casse-tête
J'ai pensé qu'en cas de week-end pluvieux, vous auriez besoin de vous occuper un peu. Pour ce faire, voici un petit problème que vous essaierez de résoudre.
Le contexte:
3 personnes arrivent dans un motel. Le réceptionniste annonce la chambre à 30€.
Chacun paie sa part et donne 10€.
Un peu plus tard, le réceptionniste réalise que la chambre est en fait à 25€.
Il appelle le groom et l'envoie avec les 5€ chez les gens qui ont loué la chambre.
En route, le groom se demande comment il va bien pouvoir partager les 5 € en 3.
Il décide de donner à chacun 1€ et garde 2€ pour lui.
Calcul:
Chacune des 3 personnes a payé 9€ pour la chambre ; cela fait donc un total de 27€.
Ajoutons à ces 27€ les 2€ gardés par le groom ; cela fait un total 29€.
Question:
Ou est passé l'autre Euro ?
07:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Italie
vendredi, 31 mars 2006
Avis aux continentaux
Maintenant que le temps a un peu changé sur le continent Européen, je peux enfin vous le dire:
Il y a déjà plusieurs semaines que le printemps est arrivé à Cagliari.
Nous cheminons par les rues du côté à l'ombre et en bras de chemise.
Les martinets se chamaillent dans le ciel en se poursuivant de leurs cris stridents.
Par délicatesse envers vous, j'arrête là ma description…
12:50 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Italie
jeudi, 30 mars 2006
Baptême
Merci à Valeria qui nous suggère un nom pour Pépère: "Fisietto".
Moi ça me plaît. Et vous qu'en pensez-vous ?
Pourtant, je crois que je suivrai le conseil de Salvatore et lui demanderai son nom.
Sinon comment vivre à la Sarde et pouvoir le saluer de loin dans la rue d'un sonore "Ooh! Ciao Fisietto ! Come vai ?", comme le veut la politesse locale ?
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Note pour les béotiens en italien:
bien prononcer les 2 "t" de Fisietto et l'accent tonique sur l'avant-dernière syllabe.
On prononce "Fisiééét-to", pas "Fisiéto"
12:40 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Italie
jeudi, 23 mars 2006
Pericolo a Cagliari
Ca devient dangereux pour nous de faire ses courses à Cagliari.
Ma princesse et moi passons chez "Pépère" pour acheter quelques légumes. Après nous avoir dignement salués à sa manière très joviale mais avant de nous demander ce que nous voulions, il propose de nous faire goûter un fil'e ferru de sa fabrication.
Ma princesse essaie d'esquiver en proposant de s'occuper de l'intendance avec Madame Pépère, pendant que les Messieurs dégusteraient. Rien à faire, il revient de son arrière boutique avec un bidon en plastique (d'après la forme, un ancien emballage de Varecchina = eau de javel) et deux petits verres. Il verse des rasades pour légionnaires et, lui-même n'en prenant pas, nous voilà en train de boire sa grappa tout en faisant nos emplettes.
Compréhensif et compte-tenu du degré d'alcool de son eau de vie (au moins 60°), il admet que ma Princesse ne boive pas tout son verre: je n'aurais qu'à le terminer.
Résultats de nos achats de légumes:
- Nous avons bien eu tout ce que nous voulions et quelques petits artichauts en plus (en cette saison il sont délicieux).
- Je peux vous confirmer que son fil'e ferru est bon.
- Nous avons appris que la distillation de marc de raisin, s'il est de sa propre production, est de nouveau autorisée en Italie. Bien sûr la grappa ainsi produite n'est pas autorisée à la vente.
- Aidé par la grappa j'ai pu refusé le coup de main proposé par Pépère pour porter les paquets jusqu'à la maison.
- Le soir après dîner et un peu de Cannonau, j'étais content de trouver mon lit.
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Quelqu'un connaîtrait-il le nom du marchand de légume de la via Corelli ? Ca m'éviterait de l'appeler "Pépère", je trouve cela très irrespectueux.
A défaut aidez-moi à lui trouver un autre surnom.
Merci d'avance.
10:42 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Italie
