vendredi, 07 avril 2006

Sono un coglione

A la suite de la déclaration de M. Berlusconi affirmant que les Italiens qui ne voteraient pas pour lui sont des "Coglioni", l'idée m'est venue de faire fabriquer un T-Shirt portant la mention:

"Sono un coglione…

e ne sono fiero…

perché sono un Italiano

un Italiano vero !"

(ça ne vous rappelle pas une chanson bien connue ?)

Malheureusement je n'ai pas le temps avant les élections.

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jeudi, 06 avril 2006

Abus de confiance

J'écris ce qui suit à la demande de Georgia, une amie Sarde, qui tient à ce que le monde entier connaisse les agissements de Monsieur Berlusconi.

"Il premier" a envoyé au domicile de millions d'Italiens un opuscule intitulé "la vera storia italiana" (la vraie histoire italienne).

Cet opuscule, qualifié par notre amie de "ridiculo-orientativo-coercitivo" (nul besoin de traduire) dit en sa page 154:

"Le revenu moyen des Italiens est égal à 27.119 $, tandis qu'en 2001 il était de 24.670 $, soit une augmentation d'environ 2.500 $ (2.449)."

Georgia s'est demandée pourquoi donner des chiffres en dollars ?

Après quelques réflexions elle a compris:

  • en 2001 le dollar valait 1,15 €, donc 24.670 $ valaient 28.370,50 €
  • en 2006 (31 mars) le dollar valait 0,83 €, donc 27.119 $ valaient 22.508,77 €.

L'augmentation de revenu est en fait une perte de... 5.861,73 €.

Voilà, j'ai tenu ma promesse et fait connaître, dans la mesure de mes faibles moyens, cette berluscon-nerie.

vendredi, 17 mars 2006

Pour vous: exercice d'italien

L'autre jour, en direct à la télé, Marc Menant me demandait comment se déroule la campagne électorale en Sardaigne.

Je ne pouvais décemment pas lui faire voir ceci:

medium_bd372_-_il_foglio_di_berlusconi.jpg

09:45 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Italie

vendredi, 24 février 2006

Comment apprendre une langue étrangère

Rossana, Micha et leur fille viennent dîner à la maison.

Le ventre bien rempli et voyant qu'il se fait tard, je me dis qu'il est temps d'aller au lit si nous voulons être en forme pour l'excursion prévue tous ensemble pour le lendemain. Diplomatiquement (vous me connaissez) je propose de cesser les hostilités de la façon suivante:

"La dernière grappa et nous ne nous connaissons plus".

Rossana, qui parle très bien le français, répond avec son joli accent:

"Comment, se nous connaissons nous più ? Qu'est-ce que ça veut dire ?"

J'explique. L'expression la fait rire et elle essaie de répéter. Cela donne les variantes suivantes

- "Ne nous nous connaissons più"
- "Ne nous ne connaissons più"
- "Nous ne nous più connaissons"
...

Encore une grappa Rossana ?

- "Ne nous ne connaissons più"
- "Nous se ne connaissons più"
- "Nous ne più connaissons nous"
...

Encore une grappa Rossana ?

- "Ne più connaissons nous"
- "Nous se nous più connaissons"
...

Et finalement "nous ne nous connaissons più"

Bravo Rossana ! Allez encore un petite grappa et "on ne se connaît plus".

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Mais au fait comment cela se dit-il en italien ?

- ci conosciamo non più
- non conosciamoci di più
- ci non con?s*iamo più

...

Bon, j'arrête là, je vais faire une pause café

...

- ci non con?s*iamo più
- c% non ci non con?s*iamo più

- non ci non con?s*iamo più
...

Conclusion:

La grappa est plus efficace pour apprendre une langue étrangère que le café.

10:20 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Italie

dimanche, 19 février 2006

Il est grand temps

Depuis le temps que vous me suivez, je trouve qu'il est temps que vous vous mettiez à l'Italien. Je ne vous laisse pas le choix, vous devez vous rendre sur ce blog de très bonne qualité (j'en suis jaloux).

http://amanita.blog.tiscali.it/

Amanita y écrit de très jolies choses en Itallien.

PS:
Pour apprendre le Sarde, on va encore attendre un peu.

11:05 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Italie

mercredi, 25 janvier 2006

Quel imbécile !

Êtes-vous curieux de savoir comment on devient un imbécile ?

Oui, alors voilà comment je le suis devenu. J'ose espérer que cet état de chose est temporaire, à la condition que je sache retenir la leçon.

Hier,
je me rends à la "Comune" de Cagliari pour faire notre déclaration de résidence. Fort de l'expérience précédente acquise à Quartu Sant'Elena, j'ai préparé toutes les photocopies nécessaires. Sur place, je sors mon dossier. Le préposé me demande l'original des permis de séjour. Je les ai. Ah oui ! me dit-il, malheureusement c'est votre ancienne adresse de Quartu qui y figure, j'ai besoin d'un permis mis à jour, avec la nouvelle, à Cagliari…

Malgré mes meilleures tentatives pour garder le sourire, le brave homme, ainsi que ses collègues, se rendent parfaitement compte des sentiments mitigés qui m'agitent. Tous y vont de leur mot pour me soutenir. (Je l'ai déjà dit: Les Sardes sont vraiment gentils).

En France c'est peut-être plus simple ? Voulant moi aussi rester tout à la fois gentil et honnête je leur assure que ce n'est pas vraiment le cas.
Ils prennent leur temps pour m'expliquer ce qu'il y a lieu de faire pour changer nos permis de séjour: Il faut aller à la Questura (Commissariat).
Ils s'assurent que j'ai bien compris…

Je les remercie bien et me voilà dehors, direction la Questura.

En chemin et pour la première fois, je me permets des critiques sur la bureaucratie italienne. En un an, ayant déjà fait 2 fois nos permis de séjour, j'envisage sans aucun plaisir de refaire une séance photo, la queue pour obtenir le document de demande, la queue pour déposer la demande, la queue pour…

A la Questura, une charmante policière m'indique l'adresse où il faut aller et les heures d'ouverture. Son amabilité et ses sourires ne changent rien à mon humeur.

De retour au bureau, je laisse éclater ma déception, pour ne pas dire ma rage et j'em…de tout le monde, et particulièrement ma Princesse.

Aujourd'hui,
après une nuit de sommeil, je me rends au service immigration, l'humeur un peu chagrine mais résigné à prendre mon mal en patience.
Il y a là quelques bonne-sœurs en cornette qui attendent je ne sais quoi. Un policier en uniforme, me fait signe d'avancer jusqu'à son guichet. Je lui explique ce que je désire. Il a l'air un peu étonné que je lui demande cette modification:
Où habitez-vous maintenant ? A Cagliari.
Ah oui ! Cagliari, c'est vrai, ils demandent cela… (son ton est plein de sous-entendus).

Néanmoins, ma demande ne lui pose aucun problème: une correction à la main sur le permis, un coup de tampon, une signature au bas d'un formulaire où je certifie où nous habitons et la formalité est accomplie. Trois minutes après être entré, me voici de nouveau dehors, où un beau soleil fête l'événement avec moi.
Les bonne-sœurs sont toujours à l'intérieur. Je ne saurai pas ce qu'elles faisaient là.
Au total, l'étape la plus longue de l'opération aura été de garer la voiture à nouveau dans le centre de Cagliari.

Je n'avais vraiment aucun besoin ni de critiquer, ni de faire une vie impossible aux collègues et à ma Princesse. Quel imbécile je fais !

Demain,
je retourne à la Comune… et j'aime toujours l'Italie.

17:25 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Italie

samedi, 26 novembre 2005

Science fiction

Le téléphone sonne à la maison. Je décroche… "pronto" et une voix féminine sortie d'un ordinateur me signale que le présent appel est gratuit (ben, heureusement) et qu'il s'agit de me vendre je ne sais quoi (je n'ai pas écouté).
C'est ainsi, maintenant, non content de vous déranger à la maison pour du télémarketing, on le fait faire par des machines !
Nous avons depuis longtemps les machines qui répondent aux appels téléphoniques, mais au moins sont-elles passives. Désormais, ces foutues machines deviennent actives. De la vraie science-fiction !
Je vous le demande : où va le monde?

Je peux garantir aux jeunes et brillants "marketers" qui inventent de telles méthodes que, pour ma part en tous cas, je ne suis pas prêt d'acheter quoi que ce soit auprès de l'entreprise qui pratique ces méthodes "modernes" de vente, car :
1- Je trouve très impoli de me déranger à la maison;
2- Je ne donnerai pas d'argent à une entreprise qui utilise des machines là où c'est la place des humains.

Je demande instamment à celles ou ceux qui sont d'accord avec ma position de me le faire savoir au moyen d'un commentaire (cliquez "commentaire" ci-dessous).
J'espères de nombreux commentaires: ça m'évitera de sentir par trop que je deviens un vieux con. Merci d'avance.

18:25 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Italie

vendredi, 25 novembre 2005

Tirrenia dans la tempête

Mercredi dernier, la compagnie maritime napolitaine Tirrenia a eu bien des ennuis :

- Un camion est tombé à la mer pendant la traversée d'un de ses bateaux, de Trapani à Cagliari;

- Un autre de ses navire a heurté le quai à Civitavecchia.

La loi des séries...

mercredi, 23 novembre 2005

Surprise, surprises

Je reçois un courrier officiel de la Chambre de Commerce me demandant de payer environ €120 pour une inscription à je ne sais quoi. Bon, je paie.

Deux mois plus tard, je vais voir ma comptable pour lui remettre les documents du trimestre dont elle a besoin pour tenir la comptabilité.

Parmi d'autres, je lui donne cette facture. Immédiatement, elle me dit que c'est un faux. Vous n'auriez pas du payer. Pourquoi ne m'avez-vous pas demandé ?

Devant mon air hébété, elle ajoute: "vous n'avez pas la même chose en France ?".

Le même jour, mais seulement à ma demande, elle m'explique comment déclarer mes frais de voitures: dans mon cas (entreprise en nom propre) il faut un carnet que l'on fait tamponner à chaque fois que l'on fait le plein de carburant (50% sont déductibles des revenus - si j'ai bien compris).

Merci, j'ai perdu 9 mois ! Ca je le lui dit, et in petto je me demande si le "devoir de conseil" existe aussi en Italie ?

C'est pas grave me dit-elle, demandez à votre station service habituelle de vous mettre des coups de tampon. Je remplirai le carnet moi-même.

Et me voilà devenu faussaire !

Je vous laisse imaginer quelle était mon humeur à la sortie de son bureau.

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jeudi, 03 novembre 2005

Passion du calcio

Je descends au café prendre 2 "macchiati dek" et 1 "cappuccio" "da portare via".

Quand j'entre dans le bar une discussion véhémente se déroule ente 3 clients et le garçon. Le ton est très passionné, pour ne pas dire violent.

Téméraire, je m'approche néanmoins du comptoir. Le garçon, sur un ton plus moderato, mais avec encore des éclairs dans les yeux, me demande ce que je désire.

Pendant qu'il prépare ma commande, la discussion reprend sur le même ton que précédemment. Là seulement, je comprends qu'il s'agit de football et des investissements "faits pour des raisons passionnelles et non pas professionnelles".

Au moment de payer, connaissant les prix par coeur, je remarque qu'il me fait payer les decas au prix du normal. "Accidenti", me répond-il, "je me suis trompé, ce ne sont pas des décas!". Et de refaire mes deux cafés.

Voilà ce qu'il en coûte d'être aussi passionné.

08:15 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Italie

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