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vendredi, 14 avril 2006
Ballade dominicale
Il fait beau ? Allez ! en route.
Arrivés à San Nicolo Gerrei, ma Princesse émet le désire de boire un café. Nous venions juste de passer devant un bar. Je fais demi-tour, et gare la voiture devant le bar. Il est clair qu'il vient de fermer car le propriétaire s'apprête à monter dans son véhicule.
A ma question "le bar est fermé ?" il me répond par une autre question "que voulez-vous boire ?". Malgré la modestie de nos désirs, il ré-ouvre son bar pour nous servir nos cafés, sourire inclus.
Quelques kilomètres plus loin, avant Ballao, un majestueux chêne-liège nous invite à faire un pique-nique sous son ombre.
Plus tard sur la route de Muravera, une pancarte indique Villasalto. Nous n'y sommes jamais allés. Allez hop ! on tourne à droite et après une grimpette en lacets nous arrivons dans ce bourg d'environ mille âmes perché en haut de sa montagne.
Juste avant de rentrer dans le village, nous nous arrêtons pour admirer le paysage et le maquis en fleur. Nous sommes au milieu d'un jardin de rocaille naturel qui rendrait plus d'un jardinier jaloux. La question se pose de savoir de quoi les habitants vivent-ils, au milieu de cette nature grandiose mais sauvage ?
L'explication nous sera fournie un peu plus tard par Antonio, au bar de la place centrale: il y avait ici une mine d'antimoine et la fonderie associée. Toutes deux fermées depuis plusieurs décennies. Maintenant c'est la misère.
Antonio propose de nous emmener au musée et de nous faire visiter la fonderie, fermée au publique car dans un dangereux état de décrépitude. Il y mettra une condition (répétée à trois reprises): que nous ayons un appareil photo et que nous prenions ses vaches en photo.
Nous passerons pratiquement tout l'après-midi avec lui et ses vaches qui paissent dans le maquis autour de la fonderie. Antonio nous expliquera tout des conditions misérables des ouvriers qui travaillaient ici au milieu des fumées qui les tuaient en quelques années.
Pour conclure la visite, il s'excusera de nous avoir ennuyés avec ses histoires.
Hélas ! vous ne verrez pas les photos des vaches car mardi dernier notre appartement a été cambriolé et notre appareil photo à été emporté avec les photos.
10:55 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Italie
Commentaires
Pauvre Antonio ! Pas de photo de ses vaches ! C'était bien la peine qu'il le repète 3 fois !
Sinon c'est bien dommage ce qu'il vous est arrivé...
Ecrit par : Juliette | vendredi, 14 avril 2006
ta princesse a bien de la chance d'être au soleil, au milieu de beaux paysages.
dur pour les taxe locales, mais cela doit faire parti de l'acclimatation. maintenant vous êtes des locaux!!
Ecrit par : veronique | samedi, 15 avril 2006
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