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vendredi, 31 mars 2006
Avis aux continentaux
Maintenant que le temps a un peu changé sur le continent Européen, je peux enfin vous le dire:
Il y a déjà plusieurs semaines que le printemps est arrivé à Cagliari.
Nous cheminons par les rues du côté à l'ombre et en bras de chemise.
Les martinets se chamaillent dans le ciel en se poursuivant de leurs cris stridents.
Par délicatesse envers vous, j'arrête là ma description…
12:50 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 30 mars 2006
Baptême
Merci à Valeria qui nous suggère un nom pour Pépère: "Fisietto".
Moi ça me plaît. Et vous qu'en pensez-vous ?
Pourtant, je crois que je suivrai le conseil de Salvatore et lui demanderai son nom.
Sinon comment vivre à la Sarde et pouvoir le saluer de loin dans la rue d'un sonore "Ooh! Ciao Fisietto ! Come vai ?", comme le veut la politesse locale ?
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Note pour les béotiens en italien:
bien prononcer les 2 "t" de Fisietto et l'accent tonique sur l'avant-dernière syllabe.
On prononce "Fisiééét-to", pas "Fisiéto"
12:40 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 27 mars 2006
Il fallait bien que ça arrive un jour.
Accidenti ! c'est la fin de la tranquillité !
Pour votre information cette nouvelle ligne sera mise en service le 1er juin, fonctionnera 5 jours sur 7 l'été et 3 jours sur 7 en hiver.
11:00 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 23 mars 2006
Pericolo a Cagliari
Ca devient dangereux pour nous de faire ses courses à Cagliari.
Ma princesse et moi passons chez "Pépère" pour acheter quelques légumes. Après nous avoir dignement salués à sa manière très joviale mais avant de nous demander ce que nous voulions, il propose de nous faire goûter un fil'e ferru de sa fabrication.
Ma princesse essaie d'esquiver en proposant de s'occuper de l'intendance avec Madame Pépère, pendant que les Messieurs dégusteraient. Rien à faire, il revient de son arrière boutique avec un bidon en plastique (d'après la forme, un ancien emballage de Varecchina = eau de javel) et deux petits verres. Il verse des rasades pour légionnaires et, lui-même n'en prenant pas, nous voilà en train de boire sa grappa tout en faisant nos emplettes.
Compréhensif et compte-tenu du degré d'alcool de son eau de vie (au moins 60°), il admet que ma Princesse ne boive pas tout son verre: je n'aurais qu'à le terminer.
Résultats de nos achats de légumes:
- Nous avons bien eu tout ce que nous voulions et quelques petits artichauts en plus (en cette saison il sont délicieux).
- Je peux vous confirmer que son fil'e ferru est bon.
- Nous avons appris que la distillation de marc de raisin, s'il est de sa propre production, est de nouveau autorisée en Italie. Bien sûr la grappa ainsi produite n'est pas autorisée à la vente.
- Aidé par la grappa j'ai pu refusé le coup de main proposé par Pépère pour porter les paquets jusqu'à la maison.
- Le soir après dîner et un peu de Cannonau, j'étais content de trouver mon lit.
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Quelqu'un connaîtrait-il le nom du marchand de légume de la via Corelli ? Ca m'éviterait de l'appeler "Pépère", je trouve cela très irrespectueux.
A défaut aidez-moi à lui trouver un autre surnom.
Merci d'avance.
10:42 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 17 mars 2006
Pour vous: exercice d'italien
L'autre jour, en direct à la télé, Marc Menant me demandait comment se déroule la campagne électorale en Sardaigne.
Je ne pouvais décemment pas lui faire voir ceci:
09:45 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 15 mars 2006
Je n'apprends plus l'italien
- Le barman me prépare mon macchiato sans que je ne demande rien.
- La boulangère va devant la pile de petits pains et demande "quanto ne vuole ?" Je n'ai plus qu'à donner un chiffre.
- La pâtissière, en me voyant arriver, va dans son arrière boutique me chercher 2 "cornetti vuoti".
C'est simple, je perds l'usage de la parole.
Encore quelque temps et je perdrai aussi l'usage des jambes: Roméo (mon chien) qui m'accompagne dans ma tournée du matin et en connaît toutes les étapes, va bientôt se charger de tout.
09:40 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 14 mars 2006
Vie de quartier 2
Je rencontre un ami au bar "Blu", au pied de l'immeuble où nous avons notre bureau.
Le voilà qui me dit: "tu vas souvent au bar au coin de la via San Benedetto et de la via Corelli."
- Comment ça "souvent" ? je n'y suis allé en tout et pour tout que 3 fois ?
- Le barman m'a dit qu'il y a un Français qui habite dans le coin et qui vient souvent ici.
Voilà comment se fait une réputation.
09:45 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 13 mars 2006
il vento
Un mistral épouvantable a soufflé dimanche sur Cagliari. Il y a eu quelques conséquences, d'importance diverses:
- des vêtements traînaient dans les rues, arrachés des fils d'étente à linge;
- Un ferry a rompu ses amarres dans le port;
- Ce matin le balayeur avec qui nous échangeons un "buongiorno" tous les jours vers 07h00 sur la piazza Michelangelo, avait un gros travail à ramasser les feuilles et les branches arrachées aux arbres.
10:43 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 11 mars 2006
Vie de quartier 1
Chez le marchand de légumes dont nous ne connaissons pas le nom (je n'ose avouer que l'avons surnommé "Pépère").
Chez le marchand de légume donc, j'entre l'autre jour pour faire quelques achats. Il m'invite dans son arrière boutique pour goûter son vino bianco, en fait du rosé, mais fait avec du raisin blanc.
Pépère fait son vin lui-même et en est très fier.
Me voici dans l'arrière boutique, en train de boire un verre de vin et de passer mes commandes à sa femme, à travers le rideau de perle.
Ah, vous voulez savoir si son vin est bon ?
Je vous répondrai une autre fois, car dans ce domaine je vais de surprise en surprise.
10:35 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 09 mars 2006
Gaffes en séries
C'est la célébrité: hier je suis passé à la télé !!
L'émission "Le Monde au Quotidien" de Direct8 invite chaque jour, via webcam, 2 Français(es) vivant à l'étranger à parler pendant ½ heure du pays où ils ont émigré.
Ils ont trouvé votre serviteur par l'intermédiaire de ce blog.
Je ne peux que compatire pour les pauvres assistantes qui doivent trouver chaque jour 2 personnes différentes, un peu partout dans le monde et équipés d'une webcam. Ce doit être un casse-tête épouvantable. Pas étonnant qu'elles aient du se rabattre sur moi !
La partie amusante de cette épisode fut l'excitation crée au bureau par cet événement. Micha en particulier: il a envoyé des mails partout pour informer tout le monde et expliquer comment on pouvait regarder le direct sur son ordinateur.
La partie stressante fut le fait qu'il n'y a aucune préparation et que c'est vraiment du direct. Marc Menant, le journaliste, pose les questions qui lui viennent à l'esprit sans que ses interlocuteurs ne sachent à l'avance ce que l'on va leur demander. Il lui faut de belles capacités d'improvisation pour réagir aux réponses… ou au cafouillages de ses interlocuteurs. Je suis admiratif.
Pour ma part, j'avais, bien-entendu, préparé quelques anti-sèches, sur l'histoire en particulier.
Mais j'ai eu LE trou de mémoire quant à la manifestation religieuse la plus importante de Sardaigne: Sant'Efisio. quelle honte !
Et pour finir, la gaffe majeure:
En Sardaigne, on offre du mimosa pour la journée de la femme… et moi j'ai dit qu'on offrait du lilas.
Pourtant, vous vous doutez bien que ma Princesse me l'avait largement fait savoir. Je ne pouvais l'ignorer et me demande maintenant ce qu'il va m'en coûter ?
10:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
jeudi, 02 mars 2006
Sa Sartiglia
Sa Sartiglia est le nom d'un carnaval très particulier qui a lieu à Oristano.
Je ne vous parlerai pas des 120 cavaliers masqués, tous amateurs, qui se livrent à des prouesses acrobatiques. Vous trouverez tout ce que vous voudrez sur Internet à ce sujet. Voici un exemple d'une vidéo que vous pouvez télécharger.
Moi, ce qui m'a frappé c'est l'atmosphère dans la ville et le comportement de la foule. Pour tout vous dire, j'y allais à reculons car je n'aime pas du tout les manifestations de masse. Je ne m'y sens pas à l'aise.
Mais à Oristano pour cette 542ème édition (à quelques numéros près), l'impliquation de toute la ville était palpable. Aucune bousculade, aucun comportement douteux, de l'auto-discipline (Mesdames, Messieurs les Français, gardez vos préjugés à la maison). Du coup je me suis senti bien. La meilleure façon de décrire l'ambiance serait de la comparer à celle d'une kermesse paroissiale, mais à l'échelle d'une ville, malgré la foule très nombreuse: on vient de toute la Sardaigne. La fraternité existante ne peut que vous frapper.
Un exemple:
Nous étions assis dans une tribune pour la phase finale pendant laquelle les cavaliers se livrent, trois par trois, à des acrobaties, lancés dans les rues au grand galop. Quelques rangées en dessous de nous, un groupes de femmes et, avec elles, une très jeune-fille d'une dizaine d'années.
Au passage d'un des groupes de cavaliers qui avait réussi, malgré la nuit tombante, une très belle prestation, tout ce petit monde se lève, crie et applaudi. La petite jeune-fille toute émue de l'exploit de son père, son oncle, son cousin ou des trois à la fois, je ne sais, en avait les larmes aux yeux.
J'ai parfaitement conscience de ne pouvoir rendre l'émotion, la chaleur qui régnait. Je regrette de ne pas disposer d'une meilleure plume pour vous faire partager ce moment de vie qui plongeait ses racines dans plus de 500 ans d'histoire de cette terre, et que les Sardes ont su conserver intacte, à l'abri du Coca-Cola.
15:35 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

