« 2006-01 | Page d'accueil | 2006-03 »

vendredi, 24 février 2006

Comment apprendre une langue étrangère

Rossana, Micha et leur fille viennent dîner à la maison.

Le ventre bien rempli et voyant qu'il se fait tard, je me dis qu'il est temps d'aller au lit si nous voulons être en forme pour l'excursion prévue tous ensemble pour le lendemain. Diplomatiquement (vous me connaissez) je propose de cesser les hostilités de la façon suivante:

"La dernière grappa et nous ne nous connaissons plus".

Rossana, qui parle très bien le français, répond avec son joli accent:

"Comment, se nous connaissons nous più ? Qu'est-ce que ça veut dire ?"

J'explique. L'expression la fait rire et elle essaie de répéter. Cela donne les variantes suivantes

- "Ne nous nous connaissons più"
- "Ne nous ne connaissons più"
- "Nous ne nous più connaissons"
...

Encore une grappa Rossana ?

- "Ne nous ne connaissons più"
- "Nous se ne connaissons più"
- "Nous ne più connaissons nous"
...

Encore une grappa Rossana ?

- "Ne più connaissons nous"
- "Nous se nous più connaissons"
...

Et finalement "nous ne nous connaissons più"

Bravo Rossana ! Allez encore un petite grappa et "on ne se connaît plus".

------------------------

Mais au fait comment cela se dit-il en italien ?

- ci conosciamo non più
- non conosciamoci di più
- ci non con?s*iamo più

...

Bon, j'arrête là, je vais faire une pause café

...

- ci non con?s*iamo più
- c% non ci non con?s*iamo più

- non ci non con?s*iamo più
...

Conclusion:

La grappa est plus efficace pour apprendre une langue étrangère que le café.

10:20 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

mercredi, 22 février 2006

Intégration canine

medium_moto_cani_2.jpgTraduction de l'affiche:
CHIENS
Evitez que vos animaux ne fassent leurs besoins sur les roues de la moto
(on y met les mains pour les antivols)
Merci

Cette moto était stationnée hier soir rue Donizetti.

Roméo (notre épagneul breton) a bien respecté la consigne.

En plus d'aimer le cappuccino, il sait maintenant lire l'italien.

Quelle preuve d'intégration !

09:20 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Conseil aux visiteurs de ce blog

Cette note m'a été inspirée par Jusselme qui recherche des informations pour organiser un rallye découverte en Sardaigne (voir son commentaire).

Chers amis visiteurs qui me posez une question en insérant un commentaire, je vous recommande de laisser soit votre adresse email, soit l'URL (l'adresse) de votre blog, si vous en avez un.

Faute de l'une de ces informations, je n'ai pas d'autre moyen pour vous répondre que d'insérer moi-même un commentaire. Il est donc probable que vous ne verrez pas ma réponse.

D'autre part, la nature de cette réponse ne présente peut-être aucun intérêt pour d'autres personnes que vous-même.

Si vous préférez la confidentialité totale, alors envoyez-moi un email à gerard@sardaigne.fr. Je m'efforce de répondre à tout le monde. Et dans le cas où je n'ai pas de réponse, je le dis.

A bon entendeur, salut !

07:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

mardi, 21 février 2006

Vita di tutti i giorni

De l'autre côte de la via Palestrina, en face de notre bureau, se gare en double file une voiture de la police municipale aux couleurs bleu-ciel et blanche.

En descendent deux policiers en uniforme. Le conducteur ferme la voiture à clé. Les deux hommes traverse la rue… et entrent au café.

(Non je ne pourrai pas vous dire ce qu'ils ont consommé car j'ai observé la scène du balcon, en buvant mon capuccio).

Ce banal événement de la vie quotidienne m'a inspiré deux remarques:

1- Le stationnement en double file est chose normale;

2- Ici c'est comme en France, les policiers vont toujours par deux.

11:05 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

lundi, 20 février 2006

A chacun ses valeurs

La vraie grappa s'appelle en Sardaigne "fil è ferru". Traduisez "fil de fer".

Drôle de nom, n'est-ce pas ? A vrai dire, pas vraiment.

Il vient du fait que les bouteilles de grappa dont on voulait soustraire l'existence aux autorités pour de raisons variant de la guerre à la contrebande, étaient enterrées dans les jardins avec un fil de fer qui dépassait pour signaler leur position.

Je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec ma Normandie natale, où mon oncle bouilleur de cru utilisait, pour les mêmes raisons, les mêmes méthodes, fil de fer en moins.

La présence ou l'absence du fil de fer révèle, à mon avis que:

1- En Sardaigne, on fait confiance à ses voisins

2- En Normandie, si on avait mis du fil de fer... on aurait retrouvé que lui. Les bouteilles, quant à elles, auraient fait l'objet d'une contrebande... de contrebande.

A chacun ses valeurs !

11:41 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

dimanche, 19 février 2006

Il est grand temps

Depuis le temps que vous me suivez, je trouve qu'il est temps que vous vous mettiez à l'Italien. Je ne vous laisse pas le choix, vous devez vous rendre sur ce blog de très bonne qualité (j'en suis jaloux).

http://amanita.blog.tiscali.it/

Amanita y écrit de très jolies choses en Itallien.

PS:
Pour apprendre le Sarde, on va encore attendre un peu.

11:05 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

vendredi, 17 février 2006

Faites attention où vous mettez les pieds

medium_museo_santantioco.jpg

Vous qui viendrez ici (je l'espère en utilisant nos services sur www.sardaigne.fr) et vous rendrez à Sant' Antioco, vous DEVEZ, AVANT toute chose, passer par le tout nouveau MUSEE archéologique. Il vous montrera ce que l'on trouve dans le sous-sol de cette jolie petite ville et de ses environs. Vous prendrez ainsi conscience qu'en vous promenant, vous foulerez 4 civilisations qui se sont succédées là:

- la civilisation pré-nuragique,

- la civilisation phénicienne,

- la civilisation punique,

- la civilisation de l'empire romain.

Je vous assure que cela vous fera un peu d'émotion et changera votre point de vue.

Précisons que le musée, par ailleurs magnifique, est ouvert toute l'année et tous les jours de 09h00 à 19h00, sauf le lundi.

Juste derrière le musée, le "tufete" de Sant'Antioco, où l'on enterrait les enfants morts avant leur initiation: vers l'âge de 2 ans ils devaient sauter au-dessus d'un feu, bien sûr à la main de leur parents.

Certains prétendent, ou ont prétendu, qu'on y pratiquait des sacrifices d'enfants. Le professeur Bartoloni, titulaire de la chaire d'histoire phénicienne et punique à l'université de Sassari, m'a assuré que c'était absolument faut et que cette légende relevait de l'antisémitisme (punique = tunisien = juif).

-----------------

A celles et ceux qui ne savent pas grand chose de la Sardaigne (comme beaucoup, je les rassure), je recommande d'aller lire ou relire une note que j'avais publiée il y a presqu'un an. Vous y trouverez quelques liens qui vous informerons sur cette Sardaigne, très ancienne et centrale terre en Méditerranée, dont la première civilisation connue (civilisation nuragique) reste très, très mystérieuse. Aller à la note.

11:00 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

mercredi, 15 février 2006

Saint Valentin

A mon avis tous les appartements de Cagliari devaient être fleuris hier soir, si j'en juge par l'affluence chez le fleuriste:

à 09h15 hier au soir, il y avait encore 4 clients chez-lui.

Et moi qui pensais que la saint Valentin ne se fêtait pas beaucoup en Sardaigne !

PS:

Mon cadeau a plu.

...

Comment ?

...

Vous ne pensez tout de même pas que je vais vous dire ce dont il s'agit ?

10:36 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mardi, 14 février 2006

Bonne fête les amoureux

Aujourd'hui est la saint Valentin, belle opportunité d'offrir des fleurs à ma princesse.

Ces jours passés, je n'ai remarqué aucune publicité particulière pour l'occasion, j'en ai conclu que les Sardes n'étaient pas des amoureux démonstratifs.

Vers les 11h30, horaire privilégié que me permet mon travail, je m'éclipse discrètement du bureau. Arrivé chez le fleuriste, j'ai compris que point n'était besoin de publicité: le magasin, pourtant grand, était bondé. Au minimum 10 personnes attendaient déjà.

Conclusion:

Les Sardes sont bien des amoureux démonstratifs, mais pas ostentatoires. Comme pour le reste, ils agissent et parlent peu.

Quant à moi, j'ai du me rabattre sur une autre idée, mais plaira-t-elle ?

15:43 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 10 février 2006

Joseph, un Sarde, un vrai

Je me dois ici de rendre hommage à Joseph, à sa droiture, son courage et son honnêteté.

Il y a quelque temps, Joseph m'avait envoyé un email me disant en substance:

"Pourquoi critiquez-vous la Sardaigne alors que vous y vivez? Si elle ne vous plaît pas, partez, plutôt que de faire un site pour étaler vos critiques." (voir l'email)

Bien entendu, j'avais été meurtri car je ne pensais pas avoir publié de critiques sur notre terre d'accueil, bien au contraire.

Joseph, qui a continué de suivre ce blog, m'a envoyé un autre email pour s'excuser de s'être trop hâté à juger mes notes.

Voilà un bel exemple du sens de la justice et de l'honneur des Sardes.

Je vous en remercie, Joseph.

10:30 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

lundi, 06 février 2006

Préparatifs

medium_fleur-jaune.jpgmedium_amandier_pula_060205.jpg 

Pour la saint Valentin, la Sardaigne se prépare : elle revêt sa robe de printemps aux fleurs jaunes sur fond vert.

La coquette décors aussi ses arbres, en commençant par les amandiers qui portent déjà leurs premières fleurs.

Les merles, plus observateurs que moi, chantent l'événement depuis une dizaine de jours déjà.

Mais pour qui donc se fait-elle ainsi belle ? Pour quelque dieu antique de l'époque Nuragique ?

Nul ne le sait ou n'a voulu m'en faire la confidence.

16:34 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

jeudi, 02 février 2006

Franco, un Sarde, un vrai

L'histoire ci-dessous n'a pas été vécue par nous mais par une amie de ce blog. Je vous la livre, telle qu'elle l'a elle-même écrite.
-----------------

Bonjour Gérard, voilà notre histoire "résumée"

Le destin nous a apporté un immense bonheur en la personne de Franco, un Sarde, propriétaire de la maison que nous avions louée l'été 2003, à OROSEI.

Un jour, alors qu'il nous apportait des fruits et légumes de son jardin, il questionna mon époux : "Tu portes un nom Sarde ?"

Mon mari lui expliqua alors qu'il avait recherché en vain son Père, Sarde, sa seule piste étant le lieu de naissance de celui-ci, à BONO.

Franco a passé trois jour à téléphoner aidé par son réseau d'amis sardes, à questionner, à faire appel à la mémoire des anciens. Rien ne l'obligeait à le faire, mais il est généreux, il est Sarde.

La solidarité a joué : Il a trouvé la famille de mon époux à SASSARI.

Notre vie a changé depuis cet été là où nous avons été chaleureusement accueillis à SASSARI pour une formidable fête familiale où l'amour a régné en maître. Connaître 38 membres de sa proche famille, c'est une émotion incroyable !

Mon époux a trouvé ses racines grâce un Sarde au grand coeur, et nous ne manquons aucune occasion pour nous échapper en Sardaigne, terre que nous aimons.

Aujourd'hui 1er février 2006, nous attendons notre "Codice Fiscale" pour acheter notre nid près de notre Famille Sarde, bien sûr !

Dany, dans le sud de la France.

06:00 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

mercredi, 01 février 2006

Scène de ménage à la mode italienne

Il y a quelques semaines, j'entends, au-delà du coin de la rue, une "ragazza" (fille) en train de hurler. Une scène de ménage ?

Passé l'angle, la belle était au téléphone sur son "cellulare", complètement indifférente à son environnement. Roméo et moi avons eu le temps de faire le tour du pâté d'immeubles au rythme de ses reniflades, avant que la scène ne soit finie.

Bon.

Hier, sur la Piazza Michelangelo, un "ragazzo" (garçon) se faisait entendre d'un bout de la place à l'autre.

Encore une scène de ménage. Toujours au téléphone portable.

Le fou rire ma pris quand, annulant le décalage horaire d'un coup magique d'imagination, je me suis dit que le second était le correspondant de la première.

Après tout, c'est peut-être vrai. Qu'en pensez-vous ?

10:50 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

A l'heure de la pause déjeuner

Après 3 jours de pluie, nous avions aujourd'hui envie de profiter du soleil revenu (25° au soleil). Micha et moi sommes allés au Poetto.

Voici Roméo à sa thalasso, sa balle favorite dans la gueule, dûment surveillé par Mini, la jeune chienne de Micha, à l'aise dans son rôle de maître-sauveteur.

medium_romeo_mini_bain_-_01.02.06.jpg

10:40 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

A l'heure de la pause café

Sur le balcon vers 11h00, heure habituelle de la pause café.

Au loin les "Sette fratelli":

medium_sette_fratelli_-_01.02.06.jpg

 

 

 

Roméo profite de la météo:

medium_romeo_-_01.02.06.jpg

07:25 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note