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mercredi, 25 janvier 2006

Quel imbécile !

Êtes-vous curieux de savoir comment on devient un imbécile ?

Oui, alors voilà comment je le suis devenu. J'ose espérer que cet état de chose est temporaire, à la condition que je sache retenir la leçon.

Hier,
je me rends à la "Comune" de Cagliari pour faire notre déclaration de résidence. Fort de l'expérience précédente acquise à Quartu Sant'Elena, j'ai préparé toutes les photocopies nécessaires. Sur place, je sors mon dossier. Le préposé me demande l'original des permis de séjour. Je les ai. Ah oui ! me dit-il, malheureusement c'est votre ancienne adresse de Quartu qui y figure, j'ai besoin d'un permis mis à jour, avec la nouvelle, à Cagliari…

Malgré mes meilleures tentatives pour garder le sourire, le brave homme, ainsi que ses collègues, se rendent parfaitement compte des sentiments mitigés qui m'agitent. Tous y vont de leur mot pour me soutenir. (Je l'ai déjà dit: Les Sardes sont vraiment gentils).

En France c'est peut-être plus simple ? Voulant moi aussi rester tout à la fois gentil et honnête je leur assure que ce n'est pas vraiment le cas.
Ils prennent leur temps pour m'expliquer ce qu'il y a lieu de faire pour changer nos permis de séjour: Il faut aller à la Questura (Commissariat).
Ils s'assurent que j'ai bien compris…

Je les remercie bien et me voilà dehors, direction la Questura.

En chemin et pour la première fois, je me permets des critiques sur la bureaucratie italienne. En un an, ayant déjà fait 2 fois nos permis de séjour, j'envisage sans aucun plaisir de refaire une séance photo, la queue pour obtenir le document de demande, la queue pour déposer la demande, la queue pour…

A la Questura, une charmante policière m'indique l'adresse où il faut aller et les heures d'ouverture. Son amabilité et ses sourires ne changent rien à mon humeur.

De retour au bureau, je laisse éclater ma déception, pour ne pas dire ma rage et j'em…de tout le monde, et particulièrement ma Princesse.

Aujourd'hui,
après une nuit de sommeil, je me rends au service immigration, l'humeur un peu chagrine mais résigné à prendre mon mal en patience.
Il y a là quelques bonne-sœurs en cornette qui attendent je ne sais quoi. Un policier en uniforme, me fait signe d'avancer jusqu'à son guichet. Je lui explique ce que je désire. Il a l'air un peu étonné que je lui demande cette modification:
Où habitez-vous maintenant ? A Cagliari.
Ah oui ! Cagliari, c'est vrai, ils demandent cela… (son ton est plein de sous-entendus).

Néanmoins, ma demande ne lui pose aucun problème: une correction à la main sur le permis, un coup de tampon, une signature au bas d'un formulaire où je certifie où nous habitons et la formalité est accomplie. Trois minutes après être entré, me voici de nouveau dehors, où un beau soleil fête l'événement avec moi.
Les bonne-sœurs sont toujours à l'intérieur. Je ne saurai pas ce qu'elles faisaient là.
Au total, l'étape la plus longue de l'opération aura été de garer la voiture à nouveau dans le centre de Cagliari.

Je n'avais vraiment aucun besoin ni de critiquer, ni de faire une vie impossible aux collègues et à ma Princesse. Quel imbécile je fais !

Demain,
je retourne à la Comune… et j'aime toujours l'Italie.

17:25 Publié dans Italie | Lien permanent | Envoyer cette note

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