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mercredi, 21 décembre 2005
Sur la route
Vous vous souvenez que, avant de partir en voiture pour la Bretagne, j'avais fait mettre une publicité sur notre voiture avec le nom de notre site web (www.sardaigne.fr).
Pendant notre voyage, nous avons fait une rencontre amusante :
Lors d'un arrêt dans une station service dans le midi de la France, j'avise un monsieur en train de casser la croûte sur le capot de sa voiture. Toujours aimable (vous me connaissez), je lui souhaite bon appétit.
Le brave automobiliste de me remercier et de s'enquérir du pourquoi de cette publicité sur la portière de mon véhicule.
Ayant deviné à son accent qu'il est Italien, je lui répond dans sa langue.
- Ma parla italiano ?
- Si, certo, abito a Cagliari. (Si vous ne comprenez pas ce court échange, vous êtes un cas désespéré et je ne peux rien pour vous)
- Nous aussi, me répond-il (mais non, il n'est pas un cas désespéré, mais habite aussi à Cagliari).
A mon tour de lui demander ce qu'il fait là.
Simple, me répond-il : son épouse et lui venaient de rencontrer des amis Anglais à mi-chemin. C'est à dire en Ardèche.
C'est cela l'Europe d'aujourd'hui.
11:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 09 décembre 2005
Aide aux candidats à l'immigration en Sardaigne
Indication:
Cette note ne concerne que ceux qui ont envie d'habiter ici. Les aimables Visiteurs de ce blog qui n'entrent pas dans cette catégorie, sont autorisés à ne pas la lire. S'ils le souhaitent, ils peuvent le faire quand même, ne fût-ce que par curiosité.
Résumé de vos démarches précédentes (voir les détails):
Vous devez faire un contrat pour l'eau de votre nouvel appartement, mais vous êtes incapable de trouver une adresse valide de la SIM, la société de distribution d'eau. Après bien des recherches sur Internet, vous avez quand même localisé une rue dont le nom avoisine celle de l'adresse que l'on vous a fournie.
Dernier chapitre (enfin j'espère qu'il sera le dernier):
Dans le flou où vous êtes et compte-tenu du fait que vous avez un rendez-vous avec le locataire sortant (que vous n'avez jamais vu) à 11h20 précises devant la porte de l'office, vous décidez de prendre votre voiture et d'aller explorer la via Cornalias en espérant trouver son "prolongamento". Evidemment c'est à l'autre bout de la ville et nous sommes en période d'achats pour Noël… L'exploration, agrémentée de sens interdits et de pluie ne vous prend que deux heures et demie.
Après ½ heure de patrouille, vous êtes sûr que Via Michelin ne se trompe pas : le "prolongamento" n'existe pas. Mais en bon éclaireur, vous avez repéré un immeuble situé dans une zone semi-urbanisée dont vous êtes convaincu que Fellini aurait aimé faire un lieu de tournage. Le dit immeuble, entouré de grilles, appartient à la commune de Caglairi et est indiqué comme "servizi aquedotto". Le mot italien pour eau étant "aqua", il est votre candidat favori, même si le mot est introuvable dans le dictionnaire. Malheureusement, le 8 décembre étant un jour férié, vous ne pouvez demander à personne de confirmer votre intuition.
De retour chez-vous, vous sollicitez encore les bonnes volontés, hélas sans succès.
Le lendemain, jour du rendez-vous avec le précédent titulaire du contrat devant la porte de la "SIM", vous prenez vos précautions et partez largement en avance.
Sur place, vous accédez à l'immeuble. Sur la porte, une feuille collée au scotch, précise "SIM".
Victoire ! Quelles capacités de déduction sont les vôtres !
Il est seulement 11h00, votre rendez-vous est à 11h20. Patience.
A 11h15 vous êtes de retour devant la porte avec vue sur le décor désolé. Heureusement il y a du soleil et les collines qui ferment l'horizon ont fait un effort de décoration au moyen de jolis nuages accrochés à leurs crêtes. Vous regardez arriver tous les candidats aux contrats aquatiques, mais aucun ne semble chercher quelqu'un.
11h20; 11h25; 11h30; 11h35. Vous avez dépassé le ¼ d'heure de retard, pourtant non réglementaire, chez les Sardes qui sont ponctuels.
11h36, vous décidez de tenter votre chance seul et rentrez dans l'immeuble. Avanti !
Vous faites la queue (scusa, ma sono primo da Lei) pour accéder à une table ou une dame vérifie que votre dossier est conforme (sur le vôtre il manque juste le nom du propriétaire), puis elle vous donne un numéro déchiré d'une bande de papier sur lequel sont pré-écrits à la main une série de numéros. Vous héritez du numéro 27. A ce moment, s'approche un monsieur qui demande à la dame: "pourrions-nous être sur le même numéro ?". Le brave monsieur se tourne vers vous et se présente: c'est bien avec lui que vous aviez rendez-vous. Quelques fois il est utile d'avoir un accent.
Chouette, il a le numéro 24, vous avez gagné trois places.
Après encore 20 minutes de patience, vous parvenez devant un bureau. Il n'y a qu'une seule chaise, mais les lois de l'hospitalité locale font que vous en héritez.
L'employé, derrière son bureau, lunettes rafistolées avec du scotch, frappe avec force sur son clavier (à votre avis, à ce rythme là, il doit en changer tous les mois). Dans le même temps, il renseigne une collègue pour une affaire délicate de contrat avec une entreprise. Au bureau d'à côté, une employée semble en former une autre. Il en résulte un brouhaha très italien. Encore quelques coups de tampon et quelques signatures.
Exit le précédent locataire. C'est à vous d'entrer en scène.
Vous né où ? - Cherbourg - ?!?!?! Ça ne fait rien, on laisse la case vide. Vous n'êtes plus né nulle part.
Derrière la fenêtre les collines continuent de vous faire du charme. Quelques frappes magistrales sur le clavier plus tard et d'autres coups de tampon dignes d'un forgeron (le tampon ne doit pas pouvoir tenir plus d'une semaine).
C'est fait !
Erreur! Mais où est donc passée votre sagacité ? Et le relevé du compteur ?
Ah ! vous partez demain pour 1 mois ! Hum… suivez-moi ! Vous voilà parti au même rythme que les frappes sur le clavier, serviette en vrac sous le bras.
Dehors, votre escorte vous amène auprès de deux messieurs très occupés à ne rien faire. Votre mentor explique le problème et demande s'il est possible de faire un "salto" via Pergolesi.
En face, on cherche les moyens de ne pas interrompre les importantes tâches en cours.
Les questions pleuvent:
- Ce n'est pas possible lundi ?
- Quelqu'un d'autre pourrait être là ?
- Le compteur est-il accessible ?
Comme vous avez répondu par la négative aux deux premières, il reste à savoir si le compteur est accessible.
Coup de téléphone au fils du propriétaire (lui-même approchant les 90 ans, délègue à la jeunesse). Le numéro ne répond pas.
Vous appelez au bureau où vous demandez que l'on trouve votre carnet de notes. Mon dieu, que vous êtes imprévoyant ! On vous communique le numéro de l'épouse du locataire sortant.
Vous composez le numéro sur votre portable et tendez l'appareil à un des messieurs très occupés.
On s'explique: ouf ! Le compteur est accessible.
VOUS POUVEZ PARTIR en vacances demain.
PAS SI VITE. Signez d'abord - en blanc - le relevé de compteur. Ici.
Bien, mais vous venez de tacher votre pull-over avec votre stylo.
Consolez-vous: vous avez de l'eau pour le laver.
15:40 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 décembre 2005
Le soir, au café
Roméo, mon chien, m'emmène faire ma dernière promenade du soir.
En passant devant le café au coin de la via San Benedetto et de la via Archangelo Corelli, je me dis que je pourrais rapporter à la maison deux cafés "dek machiatti".
J'avais fait la même chose la veille et le garçon, qui a sans doute reconnu Roméo en train d'attendre devant la porte, me propose, avant que je ne demande quoique ce soit, de me préparer mes cafés, avec un sachet de sucre à partager entre les deux.
Mais il est tard et nous ne sommes que deux clients. Aussi me dis-je qu'à cette heure là, il va lui falloir faire chauffer du lait spécialement pour moi et que le reste serait perdu. Cela me paraît être un gâchis. J'essaie de faire comprendre au garçon qu'il est inutile de faire des cafés machiatti, que je me contenterais de cafés normaux.
Il me répond: "mais pourquoi ?", et moi de tenter de lui donner mes raisons. Mon italien approximatif ne lui paraît pas clair et c'est mon voisin de comptoir qui, venant à mon securs, lui explique le respect que j'avais pour son travail, etc, etc, etc. Il en fait un peu trop, mais j'approuve quand même.
Le garçon objecte qu'il est là pour ça et que ce n'est pas un problème. Ce qu'ayant dit, d'autorité, il prépare deux machiatti.
Je sors ma monnaie pour payer. Il refuse mon argent et m'offre les cafés !
Voilà, c'est ça la vie en Sardaigne !
Ensuite, bien sûr, nous avons engagé la conversation. Ne pas le faire aurait été d'une grossièreté que ma mère elle-même eût désapprouvé, nonobstant le fait qu'il s'agissait d'une conversation de bistrot…
Résultats:
- J'ai rendez-vous avec Marco (c'est le prénom de l'autre client) pour parler maison en janvier, après les vacances, car il est dans l'immobilier;
- Roméo a eu le droit de rentrer dans le bar, car la conversation a duré quelque peu;
- Ma princesse s'est inquiétée de notre retard;
- Nous avons bu nos cafés froids.
12:55 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Voyage et publicité
Nous partons ce samedi 10 décembre en France, pour pratiquement un mois.
Nous ne voulons pas manquer l'occasion de faire de la publicité pour notre gagne-pain, aussi avons-nous fait décorer la voiture de logos www.sardaigne.fr.
Cela nous à coûté 23€... , mais une demi journée de patience car les logos n'étaient pas commencés quand nous sommes venus en prendre livraison.
Voyez la photo, je trouve cela plutôt réussi. Elle a été prise devant les salines, à l'est de Cagliari. Si vous regardez bien vous y verrez mes flamants roses. D'accord, il faut avoir de bons yeux et bien regarder à gauche au dessus du capot de la voiture.
10:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 07 décembre 2005
Je suis fier de moi !
Pensez donc, pour notre nouvel appartement, je suis (presque) parvenu à avoir l'eau, l'électricité (10KW, un luxe en Sardaigne). Pour le téléphone, ce n'est pas encore démarré. On verra cela en rentrant en janvier.
Je dis "presque" parce-que les formalités ne sont pas encore finies.
Ma gentillesse n'ayant pas de limite, à ceux qui envisageraient de venir habiter au soleil par ici, je donne ci-dessous le mode opératoire pour obtenir l'eau. Qu'ils veulent bien m'excuser si je ne livre pas mes secrets pour toutes les formalités, mais je ne voudrais pas ennuyer les autres, les touristes qui vont à l'hôtel ou en résidence, avec des histoires qui ne les concernent pas.
Voici donc:
- Tout d'abord il vous faut comprendre comment cela marche. Sollicitez toutes les bonnes volontés (ou lisez ce blog).
- Obtenez le numéro de téléphone du locataire précédent.
- Mettez-vous d'accord avec cette personne sur un rendez-vous pour aller en commun au bureau des abonnements de SIM srl, une des sociétés de distribution de l'eau.
- Comme vous êtes en Sardaigne et que les gens sont par-dessus tout gentils, le locataire précédent est assez aimable pour vous transmettre le formulaire d'inscription, agrémenté de son propre numéro de client et accompagné de la liste des pièces à fournir. Il faut une photocopie de votre pièce d'identité, un photocopie du contrat de location, ou de l'acte de vente, un timbre fiscal à 14,62€, une preuve du paiement de la somme de 32,02€ sur le compte courant postal de la société. C'est tout.
- Rendez-vous à la poste. Prenez un ticket de queue. Saisissez-vous du bon formulaire. Remplissez les mêmes informations 3 fois. Attendez votre tour. Payez ("Bancomat" o "contante"). Bancomat. 1 minute de plus et voici le reçu. Sortez.
- Passez au café boire un macchiato (0,70€) pour fêter votre sans faute. Cette étape est hautement recommandée.
- Allez au bureau de tabac acheter votre "marca da bollo".
- Rentrez au bureau. Faites les photocopies nécessaires.
- Recherchez sur Via Michelin où se trouve "Prolungamento via Cornalias", l'adresse de SIM srl. Vous trouvez bien la via Cornalias, mais pas son "prolungamento".
- Recherchez sur les Pagine Gialle (pages jaunes) le numéro de téléphone. Rien.
- Allez sur Google, cherchez SIM Cagliari. Vous trouvez un page du site de la commune qui donne deux numéros de téléphone, comme adresse "via Cornalias" (sans numéro) et les heures d'ouverture. Le temps que vous ayez fait tout ça, il est trop tard pour appeler. Demain est férié en Italie.
- Vous cherchez par l'annuaire inversé. Les numéros donnés sont introuvables.
Voilà j'en suis là. Vendredi, c'est-à-dire après-demain, j'ai rendez-vous devant la porte de la SIM srl.
Je vous rassure, ce matin, nous avions encore de l'eau et sommes, par conséquent, encore fréquentables car nous avons pu prendre une douche. Enfin le premier n'a pas eu d'eau chaude jusqu'au bout.
En dehors de la patience, vous avez une solution à me donner pour être sûr de pouvoir prendre des douches chaudes ?
15:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 05 décembre 2005
Agitation
Nous venons de louer un nouvel appartement dans le centre de Cagliari. Les avantages sont:
- moins cher
- plus grand (nous pouvons enfin faire venir nos meubles de France)
- 4 minutes à pied du bureau
Mais:
- pas de chauffage
- vide (sans évier)
- le chauffe-eau fuit et fait sauter les plombs
Ce qui nous procure quelques occupations pour mettre tout ça en place. Alors, je vous laisse pour m'occuper un peu de tout ça. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.
10:34 Publié dans vie quotidienne en Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 02 décembre 2005
Voilà ce qui arrive quand on ne parle pas italien
Je ne peut faire mieux que de vous recommander d'apprendre l'italien.
Cela peut vous servir si vous faites comme ces touristes Français qui se sont perdus sur le Montalbo et qui ont du appeler au secours.
D'après le journal "La Nuova", quand on a réussi à enfin les comprendre, il était trop tard pour faire décoller l'hélicoptère. Les pauvres ont passé la nuit à la belle étoile, malgré l'envoi d'un groupe de secours sur place. Alors, sans hésiter utilisez le site interactif de mon ami polyglotte Bernd. C'est gratuit et peut vous éviter d'avoir froid aux pieds.
Allez apprendre l'italien ici.
10:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 01 décembre 2005
Neige en Sardaigne
On ne voit pas ça tous les jours, mais voici de la neige sur le Monte Linas.
Dans les maisons, sans chauffage, on se gèle.
15:16 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
