lundi, 27 juillet 2009

Du nouveau

Les quelques personnes qui visitent encore ce blog se seront aperçues que je n'y écris plus grand chose.

MAIS, je viens de créer un nouveau site d'information à l'intention des touristes venant visiter la Sardaigne.

www.masardaigne.com est un site que chacun peut enrichir soit en devenant auteur enregistré, soit en proposant un article par email.

Il vient juste d'être mis en ligne et a encore besoin de beaucoup de soins de ma - et de votre - part, en particulier les articles sur les sports manquent (escalade, plongée, spéléologie, équitation, randonnées, VTT, etc).
Un vaste secteur estégalement sous documenté, je parle de l'histoire et des musées.

Je compte également ouvrir un chapitre "expériences vécues" qui n'est pas encore en ligne.

Il reste beaucoup à faire et je compte sur vous.

mardi, 21 octobre 2008

A la recherche du temps perdu

Voilà plus de deux ans que je n'avais rien écrit sur ce blog. Les raisons qui ont entraîné ce silence sont trop personnelles pour être exposées en publique. Disons simplement que le coeur n'y était plus, mais que la Sardaigne n'a rien à voir avec cela. Bien au contraire, ma Princesse et moi remercions les Sardes et leur gentillesse qui nous ont été a traverser cette épreuve.

Pour renouer avec ce blog, je vous offre ci-dessous le témoignage d'un Monsieur qui est venu ici retrouver ses racines. Selon les "normes" de la blogosphère, le texte serait trop long, mais je ne me suis pas senti le droit d'un changer une seule virgule.

Je précise que je publie son texte avec son autorisation. Voici
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Bonjour Gérard,

Comme convenu, je vous fait part de mes de mes impressions, suite à ce séjour mémorable où l'émotion s'ajouta à l'émotion dans un enchantement que j'ai bien du mal à décrire.
L'avion ayant du retard, nous sommes arrivés à Abbasanta vers minuit. Nous étions attendus à l'hôtel Mandra Edera. Une table était mise dont la qualité nous fit vite oublier fatigue et légère mauvaise humeur. Je ne reparlerai pas de l'hôtel, de son cadre, de sa cuisine, de son confort rustique et de nos hôtes, tellement tout fut parfait d'un bout à l'autre de notre séjour.
J'avais organisé sur une impulsion ce voyage autour de la mémoire de ma mère disparue il y a trois ans et qui avait quitté l'île à l'âge de sept ans en 1921, pour ne plus jamais revenir à son village de Neoneli. Le seul lien ténu que j'avais gardé un temps avec ma famille sarde, après la mort de mes grands-parents, demeurait avec une cousine germaine de ma mère. Devenue veuve très tôt, pendant la guerre, d'un Italien du continent et résidant à Pise, cette femme admirable élevait ses trois fils et une nièce dont les âges encadraient le mien. L'été 1957, ils m'invitèrent pour les vacances et nous fîmes donc connaissance. Par la suite, je suis retourné à Pise à deux occasions, puis, le lien s'est délité , la vie, quoi ...
Dès le lendemain de notre arrivée, le lundi matin, donc, nous avons pris la route de Neoneli. Tout y était clos. Où aller ? Même l'église est fermée, pour cause de restauration, sans doute. Seules les pierres tombales du cimetière, dont un grand nombre portent le nom de jeune fille de ma grand-mère (mon grand-père était de Sant'Antioco ), nous disent que nous sommes au bon endroit. Au seul café ouvert indiqué par deux carabiniers, mon Italien balbutiant ne nous permit pas de nouer un contact avec la serveuse qui nous considérait d'un air plutôt narquois. Nous décidâmes de repartir et de revenir plus tard dans la semaine.
Le mardi matin, équitation à Mandra Edera pour ma belle-fille et moi-même. En ce qui me concerne, équitation est un bien grand mot, après plus de quarante ans de non-pratique. Quant à Clémence, elle a très belle allure sur un cheval. Le maître-écuyer ne s'y trompa pas et lui confia un instant sa jument de concours. L'après-midi, nous sommes allés à Oristano en visite et pour quelques emplettes. Dans la vitrine d'une librairie, un titre attira mon attention : "La Sardaigne ne t'attend pas". Message ? sans doute, car je me suis rendu compte par la suite que les Sardes font preuve d'une très grande retenue, ou plutôt d'une distance courtoise dans les contacts. Puis, nous avons continué notre route vers les plages. Le paysage et la végétation rappellent le Cap-Vert, au Sénégal, baobabs en moins. Et bien sûr, ma femme n'a pas pu résister à cueillir des figues de Barbarie en sachant très bien ce qu'elle risquait. Que ne ferait-on pas pour réveiller des souvenirs d'enfance, même s'ils sont un peu piquants ?
Le mercredi, Clémence nous ayant abandonnés pour un cheval, nous sommes repartis, ma femme, mon fils et moi, vers Neoneli avec un plan d'approche : la mairie. Toujours dans mon Italien très basique (et encore !), j'ai pu faire comprendre à la préposée ce que nous étions venus faire. Sur mes indications, elle nous a ouvert ses registres et nous avons pu lire l'acte de naissance de ma mère. Bien...allais-je en rester là ? Non. La dame m'ayant dit que plus loin dans la rue habite une famille portant le nom qui allait devenir notre sésame, j'ai beaucoup hésité et puis, tiré, poussé par mon fils et ma femme (elle a parfois des hardiesses qui me sidèrent), j'allai sonner à cette porte... J'ai dû me faire comprendre à la femme déjà âgée qui m'a ouvert, car nous fumes tous trois invités à " finir d'entrer", comme on dit à Lyon. A la réflexion, je pense que j'ai subi pendant les minutes qui suivirent un petit examen de passage dont le jury se composait de cette aimable femme, de son mari et de la sœur de ce dernier appelée en renfort. L'échange laborieux (parfois en Allemand !) déboucha sur une piste : ces personnes sont sans doute des cousins très éloignés, mais, à deux pas d'ici, il y a des parents beaucoup plus proches, c'est certain. Guidés par la "dame-en-renfort" qui me rappelle ma mère, nous sommes allés nous présenter à cette famille. Nous sommes tombés en pleine préparation du mariage de la fille de la maison qui allait épouser un garçon d' Abbasanta, les festivités étant prévues de se dérouler en partie au Mandra Edera, le jour de notre départ... Nous apprîmes que cette petite cousine possède le café où nous avions fait halte le lundi, la serveuse narquoise ayant fait une courte apparition. Bien sûr, avec la barrière de la langue, il ne fut pas facile de déterminer avec précision nos liens familiaux. Et puis, franchement, ils avaient autre chose à faire : la préparation du mariage. Mais il leur a suffit de savoir de qui je suis le fils et le petit-fils. Ils ont réveillé au fond de ma mémoire un prénom, un diminutif, celui de ma mère : Tonina. Alors, tout s'enchaîna. On nous proposa d'aller voir la maison natale de ma mère . C'est A....., la "nièce" dont j'avais fait la connaissance à Pise à la fin des années cinquante, qui en a fait l'acquisition. Et A..... est présente, à l'occasion du mariage. Bien mieux : les trois cousins sont annoncés. A....., alertée, nous attendait. Elle nous fit visiter cette curieuse petite maison. Elle nous confirma l'arrivée imminente des cousins, demanda notre numéro de GSM., au cas où...Puis, nous dûmes nous séparer, il se faisait tard pour le déjeuner et Clémence était seule.
Le jeudi, nous allâmes à Bosa par une route sinueuse, nous arrêtant à Flussio et ses curieuses peintures murales. Bosa... un émerveillement avec sa vielle ville toute en couleurs accrochée à la colline du Castello Malaspina. Le soir, au dîner au Mandra Edera , ma femme eut la surprise qu'on nous serve un plat très recherché de son sud- Liban d'origine (elle est née au Sénégal). Le plat est - aussi - un plat sarde, du sud. Etonnant...Il y a d'autres similitudes. La Méditerranée, bien sûr.
Vendredi, dernier jour. Plage à Putzu Idu. L'eau est claire et à meilleure température que celle de la piscine de l'hôtel qui demande un courage d' Allemand ou de Hollandais pour y entrer, ou d'être plus jeune, simplement. Sur le chemin du retour, le téléphone : les cousins sont à Neoneli, c'est F....., l'aîné qui appelait, ils veulent nous voir. Vite, nous rendre présentables, vite, la voiture. Nous avons aisément retrouvé notre chemin dans les ruelles du village. Et ce furent les retrouvailles, un demi-siècle est passé par là. F.....me prit par l'épaule et me dit : "A la recherche du temps perdu ? ". Nous avons repris un tête-à-tête tel que nous en avions à Pise, à Viareggio, à Civitavecchia. J'écoutais et revoyais de nouveau N….., le cadet, quand il me servait de guide à Florence, à Sienne. Ah ! le Palio ! La soirée se termina chez un quatrième cousin hôtelier (d'une autre filiation) que je découvrais. Vin et polyphonies de Neoneli, on m'en offrit le disque dont j'avais entendu parler à Bosa, je crois.
Hier, j'ai reçu, en réponse au mien, un mail de C….., le benjamin, de retour en Californie où il réside et qui n'était pas venu à Neoneli depuis vingt-deux ans. Je lui avais fait part de mon grand étonnement devant ce concours extraordinaire de circonstances. Il me répondait que ses frères et lui, à leur arrivée en Sardaigne et roulant vers le village, avaient, pour la première fois depuis très longtemps, parlé de moi, et qu'à leur arrivée au village, A….. leur avait dit que j'étais là… La Sardaigne est magique…

Charles 

12:44 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (6)

lundi, 08 mai 2006

Point final

Chers amis Visiteurs, chers amis Sardes.

Je copie ci-dessous une partie du commentaire de Valeria sur Sant' Efisio (voir le commentaire entier). Je ne pouvais espérer plus beau compliment:

En tout cas, pour finir, Gérard, vu comme vous en parlez, vous êtes en train de vous transformer en véritable Sarde!!!

Je crois que Valeria a raison: notre intégration en Sardaigne arrive à son terme.

Il est donc temps de mettre le point final à ce blog que je vais laisser en ligne aussi longtemps que BlogSpirit voudra bien le laisser.

Je voudrais remercier tous ceux, et ils sont nombreux, qui nous ont aidé pendant ces 16 mois. Ils ont su nous accueillir dans leur beau pays et faire en sorte que nous puissions nous y sentir "a casa".

Vive la Sardaigne et ses habitants, dont la gentillesse est immense !

10:40 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (13)

Retrouvailles

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Vous souvenez-vous que nous avions rencontré un berger à Villasalto qui nous avait fait visiter l'ancienne mine, à la condition que nous prenions des photos de son troupeau de vaches ?

Malheureusement l'appareil dans lequel se trouvaient ces photos nous a été dérobé le mardi suivant… Par chance l'ami qui était avec nous avait, lui aussi, pris quelques photos qu'il nous a fait parvenir depuis.

Aussi dimanche sommes-nous retournés à Villasalto rechercher Antonio. Nous l'avons retrouvé sans difficulté, fidèle au poste, auprès de son troupeau.

Quand nous lui avons remis les photos, il a demandé les yeux humides: "ma, perchè ?".

Puis il a eu ce commentaire sur la photo ci-jointe: "questi sono le mal' educati !"

jeudi, 04 mai 2006

Sant' Efisio

Valeria m'a reproché de ne pas parler de Sant'Efisio, le Saint qui a sauvé Cagliari de la peste en l'an 1600 et quelques (42 peut-être ?).

Pour célébrer ce saint une GIGANTESQUE procession est organisée chaque 1er mai de Cagliari à Pula (40km) depuis plus de 350 ans. Cette année n'a pas fait défaut à la tradition.

Nous avons eu la chance de bénéficier d'un balcon appartenant à des amis sur le parcours. Nous étions en place à 10h30, mais il était déjà trop tard: nos avons manqué les chars.

Ont succédé les représentants de villes et villages de toute la Sardaigne en costume traditionnel: magnifique.

Puis encore des délégations à cheval: majestueux.

Enfin les cendres du saint et une statue le représentant portée par des dignitaires de la ville.

Hélas, pour nous le cœur n'y était plus: A l'endroit où nous étions, la rue est faite de dalle en granit. Les fers des chevaux glissaient dessus et trois d'entre eux sont tombés. Heureusement ni cavaliers, ni chevaux n'ont été blessés. Mais, nous avons passé le reste du défilé à surveiller malgré nous les pas des chevaux en redoutant qu'un accident ne survienne.

Je dois absolument ajouter à l'intention de ceux à qui le mot "folklore" viendrait en tête qu'il doivent surtout s'en abstenir.

Cette procession n'est pas faite "en souvenir du bon vieux temps" ou à l'intention des touristes. Elle est – je cherche mes mots – sincère et originelle. Ici ni hot-dog, ni frite, ni bière à vendre, on est là pour vivre et participer. Les terrasses des cafés de la place Yenne, pourtant toujours remplies, étaient désertées.

La foule (immense) est impressionante de calme et l'auto discipline a de quoi faire pâlir les Teutons de jalousie.

vendredi, 28 avril 2006

Anguille sous roche

Tous les jours, tôt le matin tôt, je vais en promenant mon chien, boire un macchiato dans un petit bistrot où il n'y a que des habitués.

L'autre jour un monsieur veut payer son capuccino (0,90€) et sa pasta (0,70€). Tonio, le propriétaire qui siffle toujours quand il prépare une consommation, lui répond que la dame (assise à la même table tous les matins à la même heure) a déjà payé: "ha anticipato".

Je sens une histoire là-dessous… il va falloir que je surveille ça !

mercredi, 19 avril 2006

Giuseppe

Ca y est: j'ai suivi le conseil de Salvatore et enfin demandé à "Pépère" comment il s'appelait.

Il a eu l'air d'en avoir deux:

- surpris

- et content.

Puis il m'a répondu "Giuseppe", mais on m'appelle aussi "Peppe" (voyez que nous n'étions pas très loin). Il a ensuite ajouté un autre surnom qui ressembait a "Peppino", que j'ai malheureusement oublié.

Parmi les nombreux Sardes visitant ce blog, quelqu'un pourrait-il venir à mon secours et me fournir une liste des diminutifs de Giuseppe se terminant par "o" ?

Merci d'avance. Cela m'aiderait bien car je lui ai dit que c'était celui que je préférais. Ca la fout mal d'avoir oublié !

vendredi, 14 avril 2006

Ballade dominicale

Il fait beau ? Allez ! en route.

Arrivés à San Nicolo Gerrei, ma Princesse émet le désire de boire un café. Nous venions juste de passer devant un bar. Je fais demi-tour, et gare la voiture devant le bar. Il est clair qu'il vient de fermer car le propriétaire s'apprête à monter dans son véhicule.

A ma question "le bar est fermé ?" il me répond par une autre question "que voulez-vous boire ?". Malgré la modestie de nos désirs, il ré-ouvre son bar pour nous servir nos cafés, sourire inclus.

Quelques kilomètres plus loin, avant Ballao, un majestueux chêne-liège nous invite à faire un pique-nique sous son ombre.

Plus tard sur la route de Muravera, une pancarte indique Villasalto. Nous n'y sommes jamais allés. Allez hop ! on tourne à droite et après une grimpette en lacets nous arrivons dans ce bourg d'environ mille âmes perché en haut de sa montagne.

Juste avant de rentrer dans le village, nous nous arrêtons pour admirer le paysage et le maquis en fleur. Nous sommes au milieu d'un jardin de rocaille naturel qui rendrait plus d'un jardinier jaloux. La question se pose de savoir de quoi les habitants vivent-ils, au milieu de cette nature grandiose mais sauvage ?

L'explication nous sera fournie un peu plus tard par Antonio, au bar de la place centrale: il y avait ici une mine d'antimoine et la fonderie associée. Toutes deux fermées depuis plusieurs décennies. Maintenant c'est la misère.

Antonio propose de nous emmener au musée et de nous faire visiter la fonderie, fermée au publique car dans un dangereux état de décrépitude. Il y mettra une condition (répétée à trois reprises): que nous ayons un appareil photo et que nous prenions ses vaches en photo.

Nous passerons pratiquement tout l'après-midi avec lui et ses vaches qui paissent dans le maquis autour de la fonderie. Antonio nous expliquera tout des conditions misérables des ouvriers qui travaillaient ici au milieu des fumées qui les tuaient en quelques années.

Pour conclure la visite, il s'excusera de nous avoir ennuyés avec ses histoires.

Hélas ! vous ne verrez pas les photos des vaches car mardi dernier notre appartement a été cambriolé et notre appareil photo à été emporté avec les photos.

vendredi, 07 avril 2006

Sono un coglione

A la suite de la déclaration de M. Berlusconi affirmant que les Italiens qui ne voteraient pas pour lui sont des "Coglioni", l'idée m'est venue de faire fabriquer un T-Shirt portant la mention:

"Sono un coglione…

e ne sono fiero…

perché sono un Italiano

un Italiano vero !"

(ça ne vous rappelle pas une chanson bien connue ?)

Malheureusement je n'ai pas le temps avant les élections.

10:35 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Italie

jeudi, 06 avril 2006

Abus de confiance

J'écris ce qui suit à la demande de Georgia, une amie Sarde, qui tient à ce que le monde entier connaisse les agissements de Monsieur Berlusconi.

"Il premier" a envoyé au domicile de millions d'Italiens un opuscule intitulé "la vera storia italiana" (la vraie histoire italienne).

Cet opuscule, qualifié par notre amie de "ridiculo-orientativo-coercitivo" (nul besoin de traduire) dit en sa page 154:

"Le revenu moyen des Italiens est égal à 27.119 $, tandis qu'en 2001 il était de 24.670 $, soit une augmentation d'environ 2.500 $ (2.449)."

Georgia s'est demandée pourquoi donner des chiffres en dollars ?

Après quelques réflexions elle a compris:

  • en 2001 le dollar valait 1,15 €, donc 24.670 $ valaient 28.370,50 €
  • en 2006 (31 mars) le dollar valait 0,83 €, donc 27.119 $ valaient 22.508,77 €.

L'augmentation de revenu est en fait une perte de... 5.861,73 €.

Voilà, j'ai tenu ma promesse et fait connaître, dans la mesure de mes faibles moyens, cette berluscon-nerie.

18:20 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (8)

mardi, 04 avril 2006

Hummm !

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Tous les ans à Muravera a lieu la "Sagra degli Agrumi" (fête des agrumes).

C'est le moment de venir en Sardaigne faire le plein de vitamines: Oranges juteuses cueillies mûres sur l'arbre.

Ca ne vous dis rien ?

(Photos prises à Muravera le dimanche 2 avril)

13:10 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (3)

samedi, 01 avril 2006

Casse-tête

J'ai pensé qu'en cas de week-end pluvieux, vous auriez besoin de vous occuper un peu. Pour ce faire, voici un petit problème que vous essaierez de résoudre.

Le contexte:

3 personnes arrivent dans un motel. Le réceptionniste annonce la chambre à 30€.

Chacun paie sa part et donne 10€.

Un peu plus tard, le réceptionniste réalise que la chambre est en fait à 25€.

Il appelle le groom et l'envoie avec les 5€ chez les gens qui ont loué la chambre.

En route, le groom se demande comment il va bien pouvoir partager les 5 € en 3.

Il décide de donner à chacun 1€ et garde 2€ pour lui.

Calcul:

Chacune des 3 personnes a payé 9€ pour la chambre ; cela fait donc un total de 27€.

Ajoutons à ces 27€ les 2€ gardés par le groom ; cela fait un total 29€.

Question:

Ou est passé l'autre Euro ?

07:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Italie

vendredi, 31 mars 2006

Avis aux continentaux

Maintenant que le temps a un peu changé sur le continent Européen, je peux enfin vous le dire:

Il y a déjà plusieurs semaines que le printemps est arrivé à Cagliari.

Nous cheminons par les rues du côté à l'ombre et en bras de chemise.

Les martinets se chamaillent dans le ciel en se poursuivant de leurs cris stridents.

Par délicatesse envers vous, j'arrête là ma description…

12:50 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Italie

jeudi, 30 mars 2006

Baptême

Merci à Valeria qui nous suggère un nom pour Pépère: "Fisietto".

Moi ça me plaît. Et vous qu'en pensez-vous ?

Pourtant, je crois que je suivrai le conseil de Salvatore et lui demanderai son nom.

Sinon comment vivre à la Sarde et pouvoir le saluer de loin dans la rue d'un sonore "Ooh! Ciao Fisietto ! Come vai ?", comme le veut la politesse locale ?

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Note pour les béotiens en italien:

bien prononcer les 2 "t" de Fisietto et l'accent tonique sur l'avant-dernière syllabe.

On prononce "Fisiééét-to", pas "Fisiéto"

lundi, 27 mars 2006

Il fallait bien que ça arrive un jour.

medium_meridiana-cd2.jpgAccidenti ! c'est la fin de la tranquillité !

Avec des vols directs Paris Cagliari toute l'année à partir de 9 €, Meridiana va amener des tonnes de Français ici. Il va falloir encore déménager ! Ma réaction est une galéjade, bien sûr. J'espère au contraire que vous viendrez nombreux ici, en utilisant nos services, bien entendu.

Pour votre information cette nouvelle ligne sera mise en service le 1er juin, fonctionnera 5 jours sur 7 l'été et 3 jours sur 7 en hiver.

11:00 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (1)

jeudi, 23 mars 2006

Pericolo a Cagliari

Ca devient dangereux pour nous de faire ses courses à Cagliari.

Ma princesse et moi passons chez "Pépère" pour acheter quelques légumes. Après nous avoir dignement salués à sa manière très joviale mais avant de nous demander ce que nous voulions, il propose de nous faire goûter un fil'e ferru de sa fabrication.

Ma princesse essaie d'esquiver en proposant de s'occuper de l'intendance avec Madame Pépère, pendant que les Messieurs dégusteraient. Rien à faire, il revient de son arrière boutique avec un bidon en plastique (d'après la forme, un ancien emballage de Varecchina = eau de javel) et deux petits verres. Il verse des rasades pour légionnaires et, lui-même n'en prenant pas, nous voilà en train de boire sa grappa tout en faisant nos emplettes.

Compréhensif et compte-tenu du degré d'alcool de son eau de vie (au moins 60°), il admet que ma Princesse ne boive pas tout son verre: je n'aurais qu'à le terminer.

Résultats de nos achats de légumes:

- Nous avons bien eu tout ce que nous voulions et quelques petits artichauts en plus (en cette saison il sont délicieux).

- Je peux vous confirmer que son fil'e ferru est bon.

- Nous avons appris que la distillation de marc de raisin, s'il est de sa propre production, est de nouveau autorisée en Italie. Bien sûr la grappa ainsi produite n'est pas autorisée à la vente.

- Aidé par la grappa j'ai pu refusé le coup de main proposé par Pépère pour porter les paquets jusqu'à la maison.

- Le soir après dîner et un peu de Cannonau, j'étais content de trouver mon lit.

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Quelqu'un connaîtrait-il le nom du marchand de légume de la via Corelli ? Ca m'éviterait de l'appeler "Pépère", je trouve cela très irrespectueux.

A défaut aidez-moi à lui trouver un autre surnom.

Merci d'avance.

vendredi, 17 mars 2006

Pour vous: exercice d'italien

L'autre jour, en direct à la télé, Marc Menant me demandait comment se déroule la campagne électorale en Sardaigne.

Je ne pouvais décemment pas lui faire voir ceci:

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09:45 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Italie

mercredi, 15 mars 2006

Je n'apprends plus l'italien

- Le barman me prépare mon macchiato sans que je ne demande rien.

- La boulangère va devant la pile de petits pains et demande "quanto ne vuole ?" Je n'ai plus qu'à donner un chiffre.

- La pâtissière, en me voyant arriver, va dans son arrière boutique me chercher 2 "cornetti vuoti".

C'est simple, je perds l'usage de la parole.

Encore quelque temps et je perdrai aussi l'usage des jambes: Roméo (mon chien) qui m'accompagne dans ma tournée du matin et en connaît toutes les étapes, va bientôt se charger de tout.

mardi, 14 mars 2006

Vie de quartier 2

Je rencontre un ami au bar "Blu", au pied de l'immeuble où nous avons notre bureau.

Le voilà qui me dit: "tu vas souvent au bar au coin de la via San Benedetto et de la via Corelli."

- Comment ça "souvent" ? je n'y suis allé en tout et pour tout que 3 fois ?

- Le barman m'a dit qu'il y a un Français qui habite dans le coin et qui vient souvent ici.

Voilà comment se fait une réputation.

lundi, 13 mars 2006

il vento

Un mistral épouvantable a soufflé dimanche sur Cagliari. Il y a eu quelques conséquences, d'importance diverses:

- des vêtements traînaient dans les rues, arrachés des fils d'étente à linge;

- Un ferry a rompu ses amarres dans le port;

- Ce matin le balayeur avec qui nous échangeons un "buongiorno" tous les jours vers 07h00 sur la piazza Michelangelo, avait un gros travail à ramasser les feuilles et les branches arrachées aux arbres.

samedi, 11 mars 2006

Vie de quartier 1

Chez le marchand de légumes dont nous ne connaissons pas le nom (je n'ose avouer que l'avons surnommé "Pépère").

Chez le marchand de légume donc, j'entre l'autre jour pour faire quelques achats. Il m'invite dans son arrière boutique pour goûter son vino bianco, en fait du rosé, mais fait avec du raisin blanc.

Pépère fait son vin lui-même et en est très fier.

Me voici dans l'arrière boutique, en train de boire un verre de vin et de passer mes commandes à sa femme, à travers le rideau de perle.

Ah, vous voulez savoir si son vin est bon ?

Je vous répondrai une autre fois, car dans ce domaine je vais de surprise en surprise.

jeudi, 09 mars 2006

Gaffes en séries

C'est la célébrité: hier je suis passé à la télé !!

L'émission "Le Monde au Quotidien" de Direct8 invite chaque jour, via webcam, 2 Français(es) vivant à l'étranger à parler pendant ½ heure du pays où ils ont émigré.
Ils ont trouvé votre serviteur par l'intermédiaire de ce blog.
Je ne peux que compatire pour les pauvres assistantes qui doivent trouver chaque jour 2 personnes différentes, un peu partout dans le monde et équipés d'une webcam. Ce doit être un casse-tête épouvantable. Pas étonnant qu'elles aient du se rabattre sur moi !

La partie amusante de cette épisode fut l'excitation crée au bureau par cet événement. Micha en particulier: il a envoyé des mails partout pour informer tout le monde et expliquer comment on pouvait regarder le direct sur son ordinateur.

La partie stressante fut le fait qu'il n'y a aucune préparation et que c'est vraiment du direct. Marc Menant, le journaliste, pose les questions qui lui viennent à l'esprit sans que ses interlocuteurs ne sachent à l'avance ce que l'on va leur demander. Il lui faut de belles capacités d'improvisation pour réagir aux réponses… ou au cafouillages de ses interlocuteurs. Je suis admiratif.

Pour ma part, j'avais, bien-entendu, préparé quelques anti-sèches, sur l'histoire en particulier.

Mais j'ai eu LE trou de mémoire quant à la manifestation religieuse la plus importante de Sardaigne: Sant'Efisio. quelle honte !

Et pour finir, la gaffe majeure:

En Sardaigne, on offre du mimosa pour la journée de la femme… et moi j'ai dit qu'on offrait du lilas.
Pourtant, vous vous doutez bien que ma Princesse me l'avait largement fait savoir. Je ne pouvais l'ignorer et me demande maintenant ce qu'il va m'en coûter ?

10:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Italie

jeudi, 02 mars 2006

Sa Sartiglia

Sa Sartiglia est le nom d'un carnaval très particulier qui a lieu à Oristano.

Je ne vous parlerai pas des 120 cavaliers masqués, tous amateurs, qui se livrent à des prouesses acrobatiques. Vous trouverez tout ce que vous voudrez sur Internet à ce sujet. Voici un exemple d'une vidéo que vous pouvez télécharger.

Moi, ce qui m'a frappé c'est l'atmosphère dans la ville et le comportement de la foule. Pour tout vous dire, j'y allais à reculons car je n'aime pas du tout les manifestations de masse. Je ne m'y sens pas à l'aise.

Mais à Oristano pour cette 542ème édition (à quelques numéros près), l'impliquation de toute la ville était palpable. Aucune bousculade, aucun comportement douteux, de l'auto-discipline (Mesdames, Messieurs les Français, gardez vos préjugés à la maison). Du coup je me suis senti bien. La meilleure façon de décrire l'ambiance serait de la comparer à celle d'une kermesse paroissiale, mais à l'échelle d'une ville, malgré la foule très nombreuse: on vient de toute la Sardaigne. La fraternité existante ne peut que vous frapper.

Un exemple:

Nous étions assis dans une tribune pour la phase finale pendant laquelle les cavaliers se livrent, trois par trois, à des acrobaties, lancés dans les rues au grand galop. Quelques rangées en dessous de nous, un groupes de femmes et, avec elles, une très jeune-fille d'une dizaine d'années.

Au passage d'un des groupes de cavaliers qui avait réussi, malgré la nuit tombante, une très belle prestation, tout ce petit monde se lève, crie et applaudi. La petite jeune-fille toute émue de l'exploit de son père, son oncle, son cousin ou des trois à la fois, je ne sais, en avait les larmes aux yeux.

J'ai parfaitement conscience de ne pouvoir rendre l'émotion, la chaleur qui régnait. Je regrette de ne pas disposer d'une meilleure plume pour vous faire partager ce moment de vie qui plongeait ses racines dans plus de 500 ans d'histoire de cette terre, et que les Sardes ont su conserver intacte, à l'abri du Coca-Cola.

vendredi, 24 février 2006

Comment apprendre une langue étrangère

Rossana, Micha et leur fille viennent dîner à la maison.

Le ventre bien rempli et voyant qu'il se fait tard, je me dis qu'il est temps d'aller au lit si nous voulons être en forme pour l'excursion prévue tous ensemble pour le lendemain. Diplomatiquement (vous me connaissez) je propose de cesser les hostilités de la façon suivante:

"La dernière grappa et nous ne nous connaissons plus".

Rossana, qui parle très bien le français, répond avec son joli accent:

"Comment, se nous connaissons nous più ? Qu'est-ce que ça veut dire ?"

J'explique. L'expression la fait rire et elle essaie de répéter. Cela donne les variantes suivantes

- "Ne nous nous connaissons più"
- "Ne nous ne connaissons più"
- "Nous ne nous più connaissons"
...

Encore une grappa Rossana ?

- "Ne nous ne connaissons più"
- "Nous se ne connaissons più"
- "Nous ne più connaissons nous"
...

Encore une grappa Rossana ?

- "Ne più connaissons nous"
- "Nous se nous più connaissons"
...

Et finalement "nous ne nous connaissons più"

Bravo Rossana ! Allez encore un petite grappa et "on ne se connaît plus".

------------------------

Mais au fait comment cela se dit-il en italien ?

- ci conosciamo non più
- non conosciamoci di più
- ci non con?s*iamo più

...

Bon, j'arrête là, je vais faire une pause café

...

- ci non con?s*iamo più
- c% non ci non con?s*iamo più

- non ci non con?s*iamo più
...

Conclusion:

La grappa est plus efficace pour apprendre une langue étrangère que le café.

10:20 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Italie

mercredi, 22 février 2006

Intégration canine

medium_moto_cani_2.jpgTraduction de l'affiche:
CHIENS
Evitez que vos animaux ne fassent leurs besoins sur les roues de la moto
(on y met les mains pour les antivols)
Merci

Cette moto était stationnée hier soir rue Donizetti.

Roméo (notre épagneul breton) a bien respecté la consigne.

En plus d'aimer le cappuccino, il sait maintenant lire l'italien.

Quelle preuve d'intégration !

Conseil aux visiteurs de ce blog

Cette note m'a été inspirée par Jusselme qui recherche des informations pour organiser un rallye découverte en Sardaigne (voir son commentaire).

Chers amis visiteurs qui me posez une question en insérant un commentaire, je vous recommande de laisser soit votre adresse email, soit l'URL (l'adresse) de votre blog, si vous en avez un.

Faute de l'une de ces informations, je n'ai pas d'autre moyen pour vous répondre que d'insérer moi-même un commentaire. Il est donc probable que vous ne verrez pas ma réponse.

D'autre part, la nature de cette réponse ne présente peut-être aucun intérêt pour d'autres personnes que vous-même.

Si vous préférez la confidentialité totale, alors envoyez-moi un email à gerard@sardaigne.fr. Je m'efforce de répondre à tout le monde. Et dans le cas où je n'ai pas de réponse, je le dis.

A bon entendeur, salut !

mardi, 21 février 2006

Vita di tutti i giorni

De l'autre côte de la via Palestrina, en face de notre bureau, se gare en double file une voiture de la police municipale aux couleurs bleu-ciel et blanche.

En descendent deux policiers en uniforme. Le conducteur ferme la voiture à clé. Les deux hommes traverse la rue… et entrent au café.

(Non je ne pourrai pas vous dire ce qu'ils ont consommé car j'ai observé la scène du balcon, en buvant mon capuccio).

Ce banal événement de la vie quotidienne m'a inspiré deux remarques:

1- Le stationnement en double file est chose normale;

2- Ici c'est comme en France, les policiers vont toujours par deux.

lundi, 20 février 2006

A chacun ses valeurs

La vraie grappa s'appelle en Sardaigne "fil è ferru". Traduisez "fil de fer".

Drôle de nom, n'est-ce pas ? A vrai dire, pas vraiment.

Il vient du fait que les bouteilles de grappa dont on voulait soustraire l'existence aux autorités pour de raisons variant de la guerre à la contrebande, étaient enterrées dans les jardins avec un fil de fer qui dépassait pour signaler leur position.

Je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec ma Normandie natale, où mon oncle bouilleur de cru utilisait, pour les mêmes raisons, les mêmes méthodes, fil de fer en moins.

La présence ou l'absence du fil de fer révèle, à mon avis que:

1- En Sardaigne, on fait confiance à ses voisins

2- En Normandie, si on avait mis du fil de fer... on aurait retrouvé que lui. Les bouteilles, quant à elles, auraient fait l'objet d'une contrebande... de contrebande.

A chacun ses valeurs !

dimanche, 19 février 2006

Il est grand temps

Depuis le temps que vous me suivez, je trouve qu'il est temps que vous vous mettiez à l'Italien. Je ne vous laisse pas le choix, vous devez vous rendre sur ce blog de très bonne qualité (j'en suis jaloux).

http://amanita.blog.tiscali.it/

Amanita y écrit de très jolies choses en Itallien.

PS:
Pour apprendre le Sarde, on va encore attendre un peu.

11:05 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Italie

vendredi, 17 février 2006

Faites attention où vous mettez les pieds

medium_museo_santantioco.jpg

Vous qui viendrez ici (je l'espère en utilisant nos services sur www.sardaigne.fr) et vous rendrez à Sant' Antioco, vous DEVEZ, AVANT toute chose, passer par le tout nouveau MUSEE archéologique. Il vous montrera ce que l'on trouve dans le sous-sol de cette jolie petite ville et de ses environs. Vous prendrez ainsi conscience qu'en vous promenant, vous foulerez 4 civilisations qui se sont succédées là:

- la civilisation pré-nuragique,

- la civilisation phénicienne,

- la civilisation punique,

- la civilisation de l'empire romain.

Je vous assure que cela vous fera un peu d'émotion et changera votre point de vue.

Précisons que le musée, par ailleurs magnifique, est ouvert toute l'année et tous les jours de 09h00 à 19h00, sauf le lundi.

Juste derrière le musée, le "tufete" de Sant'Antioco, où l'on enterrait les enfants morts avant leur initiation: vers l'âge de 2 ans ils devaient sauter au-dessus d'un feu, bien sûr à la main de leur parents.

Certains prétendent, ou ont prétendu, qu'on y pratiquait des sacrifices d'enfants. Le professeur Bartoloni, titulaire de la chaire d'histoire phénicienne et punique à l'université de Sassari, m'a assuré que c'était absolument faut et que cette légende relevait de l'antisémitisme (punique = tunisien = juif).

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A celles et ceux qui ne savent pas grand chose de la Sardaigne (comme beaucoup, je les rassure), je recommande d'aller lire ou relire une note que j'avais publiée il y a presqu'un an. Vous y trouverez quelques liens qui vous informerons sur cette Sardaigne, très ancienne et centrale terre en Méditerranée, dont la première civilisation connue (civilisation nuragique) reste très, très mystérieuse. Aller à la note.

11:00 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Italie

mercredi, 15 février 2006

Saint Valentin

A mon avis tous les appartements de Cagliari devaient être fleuris hier soir, si j'en juge par l'affluence chez le fleuriste:

à 09h15 hier au soir, il y avait encore 4 clients chez-lui.

Et moi qui pensais que la saint Valentin ne se fêtait pas beaucoup en Sardaigne !

PS:

Mon cadeau a plu.

...

Comment ?

...

Vous ne pensez tout de même pas que je vais vous dire ce dont il s'agit ?

mardi, 14 février 2006

Bonne fête les amoureux

Aujourd'hui est la saint Valentin, belle opportunité d'offrir des fleurs à ma princesse.

Ces jours passés, je n'ai remarqué aucune publicité particulière pour l'occasion, j'en ai conclu que les Sardes n'étaient pas des amoureux démonstratifs.

Vers les 11h30, horaire privilégié que me permet mon travail, je m'éclipse discrètement du bureau. Arrivé chez le fleuriste, j'ai compris que point n'était besoin de publicité: le magasin, pourtant grand, était bondé. Au minimum 10 personnes attendaient déjà.

Conclusion:

Les Sardes sont bien des amoureux démonstratifs, mais pas ostentatoires. Comme pour le reste, ils agissent et parlent peu.

Quant à moi, j'ai du me rabattre sur une autre idée, mais plaira-t-elle ?

vendredi, 10 février 2006

Joseph, un Sarde, un vrai

Je me dois ici de rendre hommage à Joseph, à sa droiture, son courage et son honnêteté.

Il y a quelque temps, Joseph m'avait envoyé un email me disant en substance:

"Pourquoi critiquez-vous la Sardaigne alors que vous y vivez? Si elle ne vous plaît pas, partez, plutôt que de faire un site pour étaler vos critiques." (voir l'email)

Bien entendu, j'avais été meurtri car je ne pensais pas avoir publié de critiques sur notre terre d'accueil, bien au contraire.

Joseph, qui a continué de suivre ce blog, m'a envoyé un autre email pour s'excuser de s'être trop hâté à juger mes notes.

Voilà un bel exemple du sens de la justice et de l'honneur des Sardes.

Je vous en remercie, Joseph.

lundi, 06 février 2006

Préparatifs

medium_fleur-jaune.jpgmedium_amandier_pula_060205.jpg 

Pour la saint Valentin, la Sardaigne se prépare : elle revêt sa robe de printemps aux fleurs jaunes sur fond vert.

La coquette décors aussi ses arbres, en commençant par les amandiers qui portent déjà leurs premières fleurs.

Les merles, plus observateurs que moi, chantent l'événement depuis une dizaine de jours déjà.

Mais pour qui donc se fait-elle ainsi belle ? Pour quelque dieu antique de l'époque Nuragique ?

Nul ne le sait ou n'a voulu m'en faire la confidence.

16:34 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

jeudi, 02 février 2006

Franco, un Sarde, un vrai

L'histoire ci-dessous n'a pas été vécue par nous mais par une amie de ce blog. Je vous la livre, telle qu'elle l'a elle-même écrite.
-----------------

Bonjour Gérard, voilà notre histoire "résumée"

Le destin nous a apporté un immense bonheur en la personne de Franco, un Sarde, propriétaire de la maison que nous avions louée l'été 2003, à OROSEI.

Un jour, alors qu'il nous apportait des fruits et légumes de son jardin, il questionna mon époux : "Tu portes un nom Sarde ?"

Mon mari lui expliqua alors qu'il avait recherché en vain son Père, Sarde, sa seule piste étant le lieu de naissance de celui-ci, à BONO.

Franco a passé trois jour à téléphoner aidé par son réseau d'amis sardes, à questionner, à faire appel à la mémoire des anciens. Rien ne l'obligeait à le faire, mais il est généreux, il est Sarde.

La solidarité a joué : Il a trouvé la famille de mon époux à SASSARI.

Notre vie a changé depuis cet été là où nous avons été chaleureusement accueillis à SASSARI pour une formidable fête familiale où l'amour a régné en maître. Connaître 38 membres de sa proche famille, c'est une émotion incroyable !

Mon époux a trouvé ses racines grâce un Sarde au grand coeur, et nous ne manquons aucune occasion pour nous échapper en Sardaigne, terre que nous aimons.

Aujourd'hui 1er février 2006, nous attendons notre "Codice Fiscale" pour acheter notre nid près de notre Famille Sarde, bien sûr !

Dany, dans le sud de la France.

mercredi, 01 février 2006

Scène de ménage à la mode italienne

Il y a quelques semaines, j'entends, au-delà du coin de la rue, une "ragazza" (fille) en train de hurler. Une scène de ménage ?

Passé l'angle, la belle était au téléphone sur son "cellulare", complètement indifférente à son environnement. Roméo et moi avons eu le temps de faire le tour du pâté d'immeubles au rythme de ses reniflades, avant que la scène ne soit finie.

Bon.

Hier, sur la Piazza Michelangelo, un "ragazzo" (garçon) se faisait entendre d'un bout de la place à l'autre.

Encore une scène de ménage. Toujours au téléphone portable.

Le fou rire ma pris quand, annulant le décalage horaire d'un coup magique d'imagination, je me suis dit que le second était le correspondant de la première.

Après tout, c'est peut-être vrai. Qu'en pensez-vous ?

A l'heure de la pause déjeuner

Après 3 jours de pluie, nous avions aujourd'hui envie de profiter du soleil revenu (25° au soleil). Micha et moi sommes allés au Poetto.

Voici Roméo à sa thalasso, sa balle favorite dans la gueule, dûment surveillé par Mini, la jeune chienne de Micha, à l'aise dans son rôle de maître-sauveteur.

medium_romeo_mini_bain_-_01.02.06.jpg

A l'heure de la pause café

Sur le balcon vers 11h00, heure habituelle de la pause café.

Au loin les "Sette fratelli":

medium_sette_fratelli_-_01.02.06.jpg

 

 

 

Roméo profite de la météo:

medium_romeo_-_01.02.06.jpg

07:25 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie, Sardaigne

mardi, 31 janvier 2006

Merci à tous

Ce week-end, autour d'un excellent dîner partagé avec de très sympathiques compatriotes venus voir la Sardaigne et connus grâce à ce blog, nous parlions d'Internet.

Au cours de la conversation, il m'est apparu que tous les commentaires et emails, sans exception, reçus depuis ce lieu virtuel ont été de qualité. Il y a bien eu une critique dont je vous ai d'ailleurs fait part, mais cet email même n'avait rien d'injurieux ni de grossier. Il m'en a d'autant plus touché.

Amis Visiteurs, permettez-moi de tous vous remercier de votre gentillesse, de votre courtoisie et pour certains de leur fidélité.

08:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

lundi, 30 janvier 2006

Cocorico !

Sur le chemin du bureau, à notre grande surprise, un mécanicien dans son garage sifflait… la Marseillaise.

Faut-il en conclure que:

- C'est un Français ?

- La musique de notre hymne national est tellement connue ?

vendredi, 27 janvier 2006

Allez! ne soyez pas jaloux

A travers le satellite nous recevons France-Inter.

Aux nouvelles on annonçait une alerte météo à la neige dans la vallée du Rhône, moins 10° pendant la nuit à Paris...

Pour que vous puissiez faire la comparaison, je publie ici une photo de votre serviteur, prise ce matin sur le balcon du bureau vers 11h00, pendant la pause café.medium_gg_au_soleil_060127.jpg

Parallèle frileux

La vague de froid qui a frappé l'Europe n'a pas épargné Cagliari.

Au début de la semaine, il a fait très froid, c'est-à-dire 3 à 4° le matin et 6 ou 7° dans la journée.

Les Cagliaritains et les Cagliaritaines avaient sorti leurs vêtements chauds. Il fallait les voir, nous y compris, marcher dans les rues équipés de cache-cols, bonnets et gros manteaux.

Je n'ai pas pu éviter de me rappeler les silhouettes des Francofortains par -15°.

jeudi, 26 janvier 2006

Roméo et le cappuccino

Quand nous avons donné le nom de Roméo à notre épagneul-breton, nous n'avions pas la moindre idée de notre future migration sous le ciel de Sardaigne.

Ce patronyme italien aurait-il une influence sur le comportement du chien ?

Difficile a croire ?

Et pourtant… figurez vous que Roméo est vraiment devenu Italien: il aime le cappuccino et finit ceux, qu'à tour de rôle, nous montons au bureau depuis le café "Blu", juste au-dessous.

Attention:

N'inversez pas l'ordre chronologique des choses. Nous ne sommes pas venus habiter ici pour que notre chien puisse satisfaire son goût pour les cappuccini !

La preuve en est que l'on ne propose pas de cappuccino "da portare via" en France. Roméo n'avait donc pas pu goûter au cappuccino avant de venir à Cagliari.

Vous voyez bien!

mercredi, 25 janvier 2006

Quel imbécile !

Êtes-vous curieux de savoir comment on devient un imbécile ?

Oui, alors voilà comment je le suis devenu. J'ose espérer que cet état de chose est temporaire, à la condition que je sache retenir la leçon.

Hier,
je me rends à la "Comune" de Cagliari pour faire notre déclaration de résidence. Fort de l'expérience précédente acquise à Quartu Sant'Elena, j'ai préparé toutes les photocopies nécessaires. Sur place, je sors mon dossier. Le préposé me demande l'original des permis de séjour. Je les ai. Ah oui ! me dit-il, malheureusement c'est votre ancienne adresse de Quartu qui y figure, j'ai besoin d'un permis mis à jour, avec la nouvelle, à Cagliari…

Malgré mes meilleures tentatives pour garder le sourire, le brave homme, ainsi que ses collègues, se rendent parfaitement compte des sentiments mitigés qui m'agitent. Tous y vont de leur mot pour me soutenir. (Je l'ai déjà dit: Les Sardes sont vraiment gentils).

En France c'est peut-être plus simple ? Voulant moi aussi rester tout à la fois gentil et honnête je leur assure que ce n'est pas vraiment le cas.
Ils prennent leur temps pour m'expliquer ce qu'il y a lieu de faire pour changer nos permis de séjour: Il faut aller à la Questura (Commissariat).
Ils s'assurent que j'ai bien compris…

Je les remercie bien et me voilà dehors, direction la Questura.

En chemin et pour la première fois, je me permets des critiques sur la bureaucratie italienne. En un an, ayant déjà fait 2 fois nos permis de séjour, j'envisage sans aucun plaisir de refaire une séance photo, la queue pour obtenir le document de demande, la queue pour déposer la demande, la queue pour…

A la Questura, une charmante policière m'indique l'adresse où il faut aller et les heures d'ouverture. Son amabilité et ses sourires ne changent rien à mon humeur.

De retour au bureau, je laisse éclater ma déception, pour ne pas dire ma rage et j'em…de tout le monde, et particulièrement ma Princesse.

Aujourd'hui,
après une nuit de sommeil, je me rends au service immigration, l'humeur un peu chagrine mais résigné à prendre mon mal en patience.
Il y a là quelques bonne-sœurs en cornette qui attendent je ne sais quoi. Un policier en uniforme, me fait signe d'avancer jusqu'à son guichet. Je lui explique ce que je désire. Il a l'air un peu étonné que je lui demande cette modification:
Où habitez-vous maintenant ? A Cagliari.
Ah oui ! Cagliari, c'est vrai, ils demandent cela… (son ton est plein de sous-entendus).

Néanmoins, ma demande ne lui pose aucun problème: une correction à la main sur le permis, un coup de tampon, une signature au bas d'un formulaire où je certifie où nous habitons et la formalité est accomplie. Trois minutes après être entré, me voici de nouveau dehors, où un beau soleil fête l'événement avec moi.
Les bonne-sœurs sont toujours à l'intérieur. Je ne saurai pas ce qu'elles faisaient là.
Au total, l'étape la plus longue de l'opération aura été de garer la voiture à nouveau dans le centre de Cagliari.

Je n'avais vraiment aucun besoin ni de critiquer, ni de faire une vie impossible aux collègues et à ma Princesse. Quel imbécile je fais !

Demain,
je retourne à la Comune… et j'aime toujours l'Italie.

17:25 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

Ce n'est pas de l'italien

Ce n'est pas de l'italien, mais de l'anglais. Qui plus est, celui de Mr. Bush.

D'accord, ce n'est pas vraiment le thème de ce blog, mais je ne résiste pas à la tentation de vous donner ce lien qui lui-même m'a été fourni par Timo (vous pouvez voir Timo sur sardaigne.fr).

Bonne leçon d'anglais et bon amusement:

http://www.saoma.com/temp/bush/

(utilisez votre haut-parleur)

10:50 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

lundi, 23 janvier 2006

Une année en Sardaigne

Voilà un an déjà que nous sommes en Sardaigne. Cet anniversaire a été dûment fêté au spumante, au cannonau, à la grappa et au mirto !! (A la fin de la soirée, je parlais couramment italien).

Amis visiteurs, par ce modeste blog, j'ai essayé de vous faire partager nos petites aventures quotidiennes. J'espère avoir réussi à vous faire sourire à mes dépends et à vous donner envie de venir visiter notre belle île où le mode de vie est si agréable.

S'ouvre maintenant devant nous une nouvelle année. Notre vie, bien que loin d'être monotone, a pris une vitesse de croisière et offre moins de surprises que précédemment. C'est pourquoi, ne voulant pas devenir rasoir, j'ai l'intention de me faire plus rare, ou plus irrégulier.

Amis fidèles, ne m'abandonnez pas pour autant.

mercredi, 18 janvier 2006

Proverbes chinois

Voici quelques proverbes chinois.

Il est difficile d'être en désaccord.

Voyez cependant la conclusion. Personnellement je n'y crois pas beaucoup... mais on ne sait jamais ?

proverbechinois.2.ppt

14:09 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

mardi, 17 janvier 2006

Quel dimanche

Dimanche nous avons eu un temps... 14°, soleil, pas un souffle de vent. Roméo, notre épagneul, a insisté pour nous emmener sur la plage faire une ballade. "Surtout, n'oubliez pas ma balle" a-t-il souligné. Comment dire non ?

Nous voici donc à Margine Rosso, sur le sable. Au large de Cagliari, une régate de voiliers alignait ses voiles dans la brume de chaleur. Roméo en a profité pour se baigner. Il est revenu tout propre quoique plein de sable.

En passant nous avons acheté de la "polpa di ricci" (pulpe d'oursin) et du pain chez Tonio. Au retour Rossana nous a confectionné des pâtes au ricci et bottarga (œufs de mulets séchés). Un vrai delice.

Quel dimanche !

Ce matin

Roméo (toujours lui) m'invite à sa promenade matinale. Les dieux étaient en colère, ou faisaient leur lessive. Je n'en sais rien, toujours est-il qu'il pleuvait à seaux. Bien entendu, notre parapluie était resté dans la voiture. Il m'a fallu sortir imperméable et bonnet.

Je me suis consolé en me disant que s'il faisait toujours beau, je n'apprécierais plus.

lundi, 16 janvier 2006

Ponctualité de rêve

Lundi j'achète une machine à laver dans une grande surface, la nôtre étant toujours au garde meuble en France. La charmante vendeuse, dans une avalanche de sourires, me fixe un rendez-vous pour la livraison. Mercredi 17h00. A posto.

Dans l'intervalle, je conviens d'un rendez-vous avec le plombier. Même jour, même heure, même endroit. A posto.

Le mercredi en question je viens à l'appartement avec 10 minutes d'avance: je veux avoir le temps de mettre enfin notre nom sur la sonnette.

Je n'ai pas le temps de finir l'opération, il est exactement 17 heures moins 7 minutes lorsqu'une camionnette s'arrête en double file devant notre immeuble. Ce sont bien mes livreurs. Je laisse tomber mon opération d'étiquetage et nous montons au 4ème.

A peine arrivés dans l'appartement, mon portable sonne. C'est le plombier. Il veut vérifier si notre rendez-vous de 17h00 tient toujours. Mais certainement. Très bien j'arrive.

A 17h10, les livreurs sont partis (avec les emballages), machine branchée et testée et le plombier est là.

Mon propos n'est pas de critiquer les plombiers. J'ai en effet le plus grand respect pour cette profession et l'un de mes meilleurs amis, qui exerce ce noble métier, est une des personnes les plus fiables au monde, dans tous les domaines. Avouez cependant qu'un tel doublé dans le respect des horaires est chose exceptionnelle. Pourtant ici, en Sardaigne, ça ne l'est pas. Et, à la lumière d'un an de vie ici, je puis témoigner que la ponctualité est vraiment une vertu Sarde. J'en ai d'ailleurs déjà parlé.

Remarque:

Ce n'est pas parce que votre plombier est toujours en retard qu'il faut venir nous envahir ici.

vendredi, 13 janvier 2006

Plaisirs du matin

Nous prenons petit à petit un rythme autour de notre nouvel appartement.

Ainsi, le matin, je fais un détour pour rejoindre la via Palestrina pour le seul plaisir de sentir le soleil me chauffer. Mon trajet dure donc 5 minutes au lieu de 3.

N'étant pas un egoïste, j'ai une pensée pour celles et ceux qui vivent dans les brumes du nord.

Je ne vous parle pas des couleurs, parce-que là vous pourriez vous fâcher pour de bon.

Bon je vous laisse, je vais boire mon capuccino au café en bas.

Amis visiteurs, bonne journée à vous.

jeudi, 12 janvier 2006

La Befana (Epiphanie)

Au bureau, nous avons fêté l'Epiphanie à la mode française, pas du tout à la mode italienne selon laquelle on doit mettre une chaussette dans la cheminée en espérant avoir des cadeaux si l'on a été sage, du charbon si ce n'est pas le cas.

Bien sûr, nous avons prévenu tout le monde de faire attention à ses dents.

Puisque nous avons quatre nationalités représentées ici, nous avons tiré les rois entre Européens et c'est Micha (un Allemand) qui a trouvé la fève.

Voici le roi portant sa couronne. Il a l'air d'apprécier son nouveau titre, n'est-ce pas ? Le Coteau du Layon y serait-il pour quelque chose ?

medium_epifania_francaise.jpg

Les artisans Sardes, ou la notion de service

Comme vous le savez, nous avons déménagé une semaine seulement avant de partir en vacances.

Nous sommes réellement fous, car cet événement entraîne forcément un foule de choses dont on doit s'occuper. Dans le désordre, on peut citer l'eau, l'électricité, le téléphone, le changement de domicile et, dans notre cas, l'installation d'une cuisine, d'étagères et de chauffages.

Au moment de notre départ, comme de bien entendu, tout n'était pas fait, en particulier les étagères et le chauffage n'étaient pas posés. Cependant en un temps inégalable dans un autre pays, nous avions des devis pour ces deux items. Il est également particulièrement remarquable que ces devis n'avaient pas fait l'objet d'écrits, mais seulement d'échanges verbaux, voir téléphoniques.

Nous avons donc laissé un jeu de clés à l'un des artisans, tout en informant l'autre de qui avait les clés et "via".

Figurez-vous que lorsque nous sommes entrés dans notre appartement, nous avons eu le plaisir de constater que les travaux avaient été faits. Un mot sur la table nous informait en deux parties, une pour chaque artisan, des détails qui n'avaient pas été finalisés. Et les détails en question concernaient des choix qui nous appartenaient et que nos hommes n'avaient pas fait, plutôt que de nous imposer une solution de leur cru et qui aurait pu ne pas nous convenir.

Au moment où j'écris cette note, tout est déjà fini.

Qui dit mieux ?

10:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie, Sardaigne

mercredi, 11 janvier 2006

Vacances

Nous sommes revenus de vacances.
Pour le plaisir des yeux, voici quelques photos prises le long de la route.medium_question_2.jpg

medium_question_3.jpgmedium_question_1.4.jpg

 

 

 

Sauriez-vous dire où ces photos ont été prises ?

14:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Italie

lundi, 09 janvier 2006

A votre avis ?

J'ai reçu quelques emails à propos de ce blog et de la façon dont je parle de la Sardaigne, ce beau pays.

Critiques de la part de Joseph:
bonjour, Alors voila je suis un sarde qui a habiter pendant 15 ans en France, et actuellemet j habite en Suisse depuit 19 ans. J aimerais savoir si vous aimer un petit la Sardaigne, parceque d apres votre site on dirais que vous parler du tiers monde ou rien ne marche,pas d eau chaude,pas de chauffage,pas de telephone rien. En France et en Suisse tout n est pas rose n on plus,mais je n ai pas fais de site pour cracher dans la soupe ou je mange moi et personne ne vous oblige de rester la bas. J ai vu que vous aviez mit de la publicite sur votre voiture.Esque s est pour la Sardaigne ou pour vous?. salutation

Encouragements de la part de Marisa:
J'ai lu avec beaucoup de plaisir votre vision de la sardaigne, qui est mon pays natal. J'ai fait le chemin inverse au votre j'ai suivi mes parents en France, en Moselle plus précisement. J'avoue que le cafard m'a gagné en vous lisant. Bon séjour en Sardaigne!!

Encouragements de la part d'Antoine:
salut a vous je sui tomber par hazare sur le blok trop trop cool moi c antoine et je sui sarde et habite en france dans le 64 oloron st marie pres de pau je sui de paulilatino je konnai tres bien la sardaigne jai de la familles a monserato et a quatru st helena et en lisent tous ces message je m croyai la baba trop trop cool merci et a vous lire . kel change elle me menke moi ma terre celle fai 4ans que je ne sui pas retroune ciao a voi

Et vous, pensez-vous que je critique la Sardaigne, ou bien que je l'aime et que j'en parle positivement ?

13:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : Italie

dimanche, 01 janvier 2006

Felice anno nuovo

Amis visiteurs,

en vous remerciant de votre aimable lecture de ce modeste blog, je vous souhaite une excellente année 2006

13:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Italie

mercredi, 21 décembre 2005

Sur la route

Vous vous souvenez que, avant de partir en voiture pour la Bretagne, j'avais fait mettre une publicité sur notre voiture avec le nom de notre site web (www.sardaigne.fr).

Pendant notre voyage, nous avons fait une rencontre amusante :

Lors d'un arrêt dans une station service dans le midi de la France, j'avise un monsieur en train de casser la croûte sur le capot de sa voiture. Toujours aimable (vous me connaissez), je lui souhaite bon appétit.

Le brave automobiliste de me remercier et de s'enquérir du pourquoi de cette publicité sur la portière de mon véhicule.

Ayant deviné à son accent qu'il est Italien, je lui répond dans sa langue.

- Ma parla italiano ?

- Si, certo, abito a Cagliari. (Si vous ne comprenez pas ce court échange, vous êtes un cas désespéré et je ne peux rien pour vous)

- Nous aussi, me répond-il (mais non, il n'est pas un cas désespéré, mais habite aussi à Cagliari).

A mon tour de lui demander ce qu'il fait là.

Simple, me répond-il : son épouse et lui venaient de rencontrer des amis Anglais à mi-chemin. C'est à dire en Ardèche.

 

C'est cela l'Europe d'aujourd'hui.

11:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Italie

vendredi, 09 décembre 2005

Aide aux candidats à l'immigration en Sardaigne

Indication:

Cette note ne concerne que ceux qui ont envie d'habiter ici. Les aimables Visiteurs de ce blog qui n'entrent pas dans cette catégorie, sont autorisés à ne pas la lire. S'ils le souhaitent, ils peuvent le faire quand même, ne fût-ce que par curiosité.

Résumé de vos démarches précédentes (voir les détails):

Vous devez faire un contrat pour l'eau de votre nouvel appartement, mais vous êtes incapable de trouver une adresse valide de la SIM, la société de distribution d'eau. Après bien des recherches sur Internet, vous avez quand même localisé une rue dont le nom avoisine celle de l'adresse que l'on vous a fournie.

Dernier chapitre (enfin j'espère qu'il sera le dernier):

Dans le flou où vous êtes et compte-tenu du fait que vous avez un rendez-vous avec le locataire sortant (que vous n'avez jamais vu) à 11h20 précises devant la porte de l'office, vous décidez de prendre votre voiture et d'aller explorer la via Cornalias en espérant trouver son "prolongamento". Evidemment c'est à l'autre bout de la ville et nous sommes en période d'achats pour Noël… L'exploration, agrémentée de sens interdits et de pluie ne vous prend que deux heures et demie.

Après ½ heure de patrouille, vous êtes sûr que Via Michelin ne se trompe pas : le "prolongamento" n'existe pas. Mais en bon éclaireur, vous avez repéré un immeuble situé dans une zone semi-urbanisée dont vous êtes convaincu que Fellini aurait aimé faire un lieu de tournage. Le dit immeuble, entouré de grilles, appartient à la commune de Caglairi et est indiqué comme "servizi aquedotto". Le mot italien pour eau étant "aqua", il est votre candidat favori, même si le mot est introuvable dans le dictionnaire. Malheureusement, le 8 décembre étant un jour férié, vous ne pouvez demander à personne de confirmer votre intuition.

De retour chez-vous, vous sollicitez encore les bonnes volontés, hélas sans succès.

Le lendemain, jour du rendez-vous avec le précédent titulaire du contrat devant la porte de la "SIM", vous prenez vos précautions et partez largement en avance.

Sur place, vous accédez à l'immeuble. Sur la porte, une feuille collée au scotch, précise "SIM".

Victoire ! Quelles capacités de déduction sont les vôtres !

Il est seulement 11h00, votre rendez-vous est à 11h20. Patience.

A 11h15 vous êtes de retour devant la porte avec vue sur le décor désolé. Heureusement il y a du soleil et les collines qui ferment l'horizon ont fait un effort de décoration au moyen de jolis nuages accrochés à leurs crêtes. Vous regardez arriver tous les candidats aux contrats aquatiques, mais aucun ne semble chercher quelqu'un.

11h20; 11h25; 11h30; 11h35. Vous avez dépassé le ¼ d'heure de retard, pourtant non réglementaire, chez les Sardes qui sont ponctuels.

11h36, vous décidez de tenter votre chance seul et rentrez dans l'immeuble. Avanti !

Vous faites la queue (scusa, ma sono primo da Lei) pour accéder à une table ou une dame vérifie que votre dossier est conforme (sur le vôtre il manque juste le nom du propriétaire), puis elle vous donne un numéro déchiré d'une bande de papier sur lequel sont pré-écrits à la main une série de numéros. Vous héritez du numéro 27. A ce moment, s'approche un monsieur qui demande à la dame: "pourrions-nous être sur le même numéro ?". Le brave monsieur se tourne vers vous et se présente: c'est bien avec lui que vous aviez rendez-vous. Quelques fois il est utile d'avoir un accent.

Chouette, il a le numéro 24, vous avez gagné trois places.

Après encore 20 minutes de patience, vous parvenez devant un bureau. Il n'y a qu'une seule chaise, mais les lois de l'hospitalité locale font que vous en héritez.

L'employé, derrière son bureau, lunettes rafistolées avec du scotch, frappe avec force sur son clavier (à votre avis, à ce rythme là, il doit en changer tous les mois). Dans le même temps, il renseigne une collègue pour une affaire délicate de contrat avec une entreprise. Au bureau d'à côté, une employée semble en former une autre. Il en résulte un brouhaha très italien. Encore quelques coups de tampon et quelques signatures.

Exit le précédent locataire. C'est à vous d'entrer en scène.

Vous né où ? - Cherbourg - ?!?!?! Ça ne fait rien, on laisse la case vide. Vous n'êtes plus né nulle part.

Derrière la fenêtre les collines continuent de vous faire du charme. Quelques frappes magistrales sur le clavier plus tard et d'autres coups de tampon dignes d'un forgeron (le tampon ne doit pas pouvoir tenir plus d'une semaine).

C'est fait !

Erreur! Mais où est donc passée votre sagacité ? Et le relevé du compteur ?

Ah ! vous partez demain pour 1 mois ! Hum… suivez-moi ! Vous voilà parti au même rythme que les frappes sur le clavier, serviette en vrac sous le bras.

Dehors, votre escorte vous amène auprès de deux messieurs très occupés à ne rien faire. Votre mentor explique le problème et demande s'il est possible de faire un "salto" via Pergolesi.

En face, on cherche les moyens de ne pas interrompre les importantes tâches en cours.

Les questions pleuvent:
- Ce n'est pas possible lundi ?
- Quelqu'un d'autre pourrait être là ?
- Le compteur est-il accessible ?

Comme vous avez répondu par la négative aux deux premières, il reste à savoir si le compteur est accessible.

Coup de téléphone au fils du propriétaire (lui-même approchant les 90 ans, délègue à la jeunesse). Le numéro ne répond pas.

Vous appelez au bureau où vous demandez que l'on trouve votre carnet de notes. Mon dieu, que vous êtes imprévoyant ! On vous communique le numéro de l'épouse du locataire sortant.

Vous composez le numéro sur votre portable et tendez l'appareil à un des messieurs très occupés.

On s'explique: ouf ! Le compteur est accessible.

VOUS POUVEZ PARTIR en vacances demain.

PAS SI VITE. Signez d'abord - en blanc - le relevé de compteur. Ici.

Bien, mais vous venez de tacher votre pull-over avec votre stylo.

Consolez-vous: vous avez de l'eau pour le laver.

15:40 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

jeudi, 08 décembre 2005

Le soir, au café

Roméo, mon chien, m'emmène faire ma dernière promenade du soir.

En passant devant le café au coin de la via San Benedetto et de la via Archangelo Corelli, je me dis que je pourrais rapporter à la maison deux cafés "dek machiatti".

J'avais fait la même chose la veille et le garçon, qui a sans doute reconnu Roméo en train d'attendre devant la porte, me propose, avant que je ne demande quoique ce soit, de me préparer mes cafés, avec un sachet de sucre à partager entre les deux.

Mais il est tard et nous ne sommes que deux clients. Aussi me dis-je qu'à cette heure là, il va lui falloir faire chauffer du lait spécialement pour moi et que le reste serait perdu. Cela me paraît être un gâchis. J'essaie de faire comprendre au garçon qu'il est inutile de faire des cafés machiatti, que je me contenterais de cafés normaux.

Il me répond: "mais pourquoi ?", et moi de tenter de lui donner mes raisons. Mon italien approximatif ne lui paraît pas clair et c'est mon voisin de comptoir qui, venant à mon securs, lui explique le respect que j'avais pour son travail, etc, etc, etc. Il en fait un peu trop, mais j'approuve quand même.

Le garçon objecte qu'il est là pour ça et que ce n'est pas un problème. Ce qu'ayant dit, d'autorité, il prépare deux machiatti.

Je sors ma monnaie pour payer. Il refuse mon argent et m'offre les cafés !

Voilà, c'est ça la vie en Sardaigne !

Ensuite, bien sûr, nous avons engagé la conversation. Ne pas le faire aurait été d'une grossièreté que ma mère elle-même eût désapprouvé, nonobstant le fait qu'il s'agissait d'une conversation de bistrot…

Résultats:

- J'ai rendez-vous avec Marco (c'est le prénom de l'autre client) pour parler maison en janvier, après les vacances, car il est dans l'immobilier;

- Roméo a eu le droit de rentrer dans le bar, car la conversation a duré quelque peu;

- Ma princesse s'est inquiétée de notre retard;

- Nous avons bu nos cafés froids.

Voyage et publicité

medium_pub_1.jpgNous partons ce samedi 10 décembre en France, pour pratiquement un mois.

Nous ne voulons pas manquer l'occasion de faire de la publicité pour notre gagne-pain, aussi avons-nous fait décorer la voiture de logos www.sardaigne.fr.

Cela nous à coûté 23€... , mais une demi journée de patience car les logos n'étaient pas commencés quand nous sommes venus en prendre livraison.

Voyez la photo, je trouve cela plutôt réussi. Elle a été prise devant les salines, à l'est de Cagliari. Si vous regardez bien vous y verrez mes flamants roses. D'accord, il faut avoir de bons yeux et bien regarder à gauche au dessus du capot de la voiture.

10:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Italie

mercredi, 07 décembre 2005

Je suis fier de moi !

Pensez donc, pour notre nouvel appartement, je suis (presque) parvenu à avoir l'eau, l'électricité (10KW, un luxe en Sardaigne). Pour le téléphone, ce n'est pas encore démarré. On verra cela en rentrant en janvier.
Je dis "presque" parce-que les formalités ne sont pas encore finies.

Ma gentillesse n'ayant pas de limite, à ceux qui envisageraient de venir habiter au soleil par ici, je donne ci-dessous le mode opératoire pour obtenir l'eau. Qu'ils veulent bien m'excuser si je ne livre pas mes secrets pour toutes les formalités, mais je ne voudrais pas ennuyer les autres, les touristes qui vont à l'hôtel ou en résidence, avec des histoires qui ne les concernent pas.

Voici donc:
- Tout d'abord il vous faut comprendre comment cela marche. Sollicitez toutes les bonnes volontés (ou lisez ce blog).
- Obtenez le numéro de téléphone du locataire précédent.
- Mettez-vous d'accord avec cette personne sur un rendez-vous pour aller en commun au bureau des abonnements de SIM srl, une des sociétés de distribution de l'eau.
- Comme vous êtes en Sardaigne et que les gens sont par-dessus tout gentils, le locataire précédent est assez aimable pour vous transmettre le formulaire d'inscription, agrémenté de son propre numéro de client et accompagné de la liste des pièces à fournir. Il faut une photocopie de votre pièce d'identité, un photocopie du contrat de location, ou de l'acte de vente, un timbre fiscal à 14,62€, une preuve du paiement de la somme de 32,02€ sur le compte courant postal de la société. C'est tout.
- Rendez-vous à la poste. Prenez un ticket de queue. Saisissez-vous du bon formulaire. Remplissez les mêmes informations 3 fois. Attendez votre tour. Payez ("Bancomat" o "contante"). Bancomat. 1 minute de plus et voici le reçu. Sortez.
- Passez au café boire un macchiato (0,70€) pour fêter votre sans faute. Cette étape est hautement recommandée.
- Allez au bureau de tabac acheter votre "marca da bollo".
- Rentrez au bureau. Faites les photocopies nécessaires.
- Recherchez sur Via Michelin où se trouve "Prolungamento via Cornalias", l'adresse de SIM srl. Vous trouvez bien la via Cornalias, mais pas son "prolungamento".
- Recherchez sur les Pagine Gialle (pages jaunes) le numéro de téléphone. Rien.
- Allez sur Google, cherchez SIM Cagliari. Vous trouvez un page du site de la commune qui donne deux numéros de téléphone, comme adresse "via Cornalias" (sans numéro) et les heures d'ouverture. Le temps que vous ayez fait tout ça, il est trop tard pour appeler. Demain est férié en Italie.
- Vous cherchez par l'annuaire inversé. Les numéros donnés sont introuvables.

Voilà j'en suis là. Vendredi, c'est-à-dire après-demain, j'ai rendez-vous devant la porte de la SIM srl.

Je vous rassure, ce matin, nous avions encore de l'eau et sommes, par conséquent, encore fréquentables car nous avons pu prendre une douche. Enfin le premier n'a pas eu d'eau chaude jusqu'au bout.

En dehors de la patience, vous avez une solution à me donner pour être sûr de pouvoir prendre des douches chaudes ?

lundi, 05 décembre 2005

Agitation

Nous venons de louer un nouvel appartement dans le centre de Cagliari. Les avantages sont:
- moins cher
- plus grand (nous pouvons enfin faire venir nos meubles de France)
- 4 minutes à pied du bureau

Mais:
- pas de chauffage
- vide (sans évier)
- le chauffe-eau fuit et fait sauter les plombs

Ce qui nous procure quelques occupations pour mettre tout ça en place. Alors, je vous laisse pour m'occuper un peu de tout ça. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.

vendredi, 02 décembre 2005

Voilà ce qui arrive quand on ne parle pas italien

Je ne peut faire mieux que de vous recommander d'apprendre l'italien.

Cela peut vous servir si vous faites comme ces touristes Français qui se sont perdus sur le Montalbo et qui ont du appeler au secours.

D'après le journal "La Nuova", quand on a réussi à enfin les comprendre, il était trop tard pour faire décoller l'hélicoptère. Les pauvres ont passé la nuit à la belle étoile, malgré l'envoi d'un groupe de secours sur place. Alors, sans hésiter utilisez le site interactif de mon ami polyglotte Bernd. C'est gratuit et peut vous éviter d'avoir froid aux pieds.

Allez apprendre l'italien ici.

10:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

jeudi, 01 décembre 2005

Neige en Sardaigne

medium_monte_linas_-_28.11.05.4.jpgOn ne voit pas ça tous les jours, mais voici de la neige sur le Monte Linas.

Dans les maisons, sans chauffage, on se gèle.

15:16 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Italie

samedi, 26 novembre 2005

Science fiction

Le téléphone sonne à la maison. Je décroche… "pronto" et une voix féminine sortie d'un ordinateur me signale que le présent appel est gratuit (ben, heureusement) et qu'il s'agit de me vendre je ne sais quoi (je n'ai pas écouté).
C'est ainsi, maintenant, non content de vous déranger à la maison pour du télémarketing, on le fait faire par des machines !
Nous avons depuis longtemps les machines qui répondent aux appels téléphoniques, mais au moins sont-elles passives. Désormais, ces foutues machines deviennent actives. De la vraie science-fiction !
Je vous le demande : où va le monde?

Je peux garantir aux jeunes et brillants "marketers" qui inventent de telles méthodes que, pour ma part en tous cas, je ne suis pas prêt d'acheter quoi que ce soit auprès de l'entreprise qui pratique ces méthodes "modernes" de vente, car :
1- Je trouve très impoli de me déranger à la maison;
2- Je ne donnerai pas d'argent à une entreprise qui utilise des machines là où c'est la place des humains.

Je demande instamment à celles ou ceux qui sont d'accord avec ma position de me le faire savoir au moyen d'un commentaire (cliquez "commentaire" ci-dessous).
J'espères de nombreux commentaires: ça m'évitera de sentir par trop que je deviens un vieux con. Merci d'avance.

18:25 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Italie

vendredi, 25 novembre 2005

Tirrenia dans la tempête

Mercredi dernier, la compagnie maritime napolitaine Tirrenia a eu bien des ennuis :

- Un camion est tombé à la mer pendant la traversée d'un de ses bateaux, de Trapani à Cagliari;

- Un autre de ses navire a heurté le quai à Civitavecchia.

La loi des séries...

11:10 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0)

US are going home

Le journal "Il Sardegna" annonce ce matin:

"l'US Navy aura quitté sa base de La Maddalena dans un délai compris entre 6 et 12 mois. La base devrait être reconvertie pour le tourisme."

On va enfin pouvoir faire ronds dans l'eau, sans risquer de se faire rentrer dedans par un sous-marin atomique !

11:03 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Italie

jeudi, 24 novembre 2005

Aie, aie, aie

Sur l'incitation de mon ami Bernd, après tant d'années, je viens de rejouer au tennis. 

Comme il se doit, nous avons joué en extérieur. Il faisait un beau soleil avec un douzaine de degrés. J'y ai pris un vrai plaisir. Mais, Dieu, que j'ai mal au genoux.

Enfin, je me réconforte en pensant aux gens qui sont sous la neige en France et ailleurs en Europe...

mercredi, 23 novembre 2005

Surprise, surprises

Je reçois un courrier officiel de la Chambre de Commerce me demandant de payer environ €120 pour une inscription à je ne sais quoi. Bon, je paie.

Deux mois plus tard, je vais voir ma comptable pour lui remettre les documents du trimestre dont elle a besoin pour tenir la comptabilité.

Parmi d'autres, je lui donne cette facture. Immédiatement, elle me dit que c'est un faux. Vous n'auriez pas du payer. Pourquoi ne m'avez-vous pas demandé ?

Devant mon air hébété, elle ajoute: "vous n'avez pas la même chose en France ?".

Le même jour, mais seulement à ma demande, elle m'explique comment déclarer mes frais de voitures: dans mon cas (entreprise en nom propre) il faut un carnet que l'on fait tamponner à chaque fois que l'on fait le plein de carburant (50% sont déductibles des revenus - si j'ai bien compris).

Merci, j'ai perdu 9 mois ! Ca je le lui dit, et in petto je me demande si le "devoir de conseil" existe aussi en Italie ?

C'est pas grave me dit-elle, demandez à votre station service habituelle de vous mettre des coups de tampon. Je remplirai le carnet moi-même.

Et me voilà devenu faussaire !

Je vous laisse imaginer quelle était mon humeur à la sortie de son bureau.

08:00 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Italie

mardi, 22 novembre 2005

A propos

Je m'adresse ici seulement aux fidèles de ce blog pour les informer du changement de ma page "à propos".

Un peu de narcissisme, quoi.

12:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 21 novembre 2005

Brrr...

Il y a une semaine encore, pendant la journée, nous nous promenions en robe d'été, pour l'une et en polo, pour l'autre. Mais la température a brusquement chuté pour ne pas dépasser les 18° dans la journée et 11° le matin. Nous nous gelons.

Je sais, je sais… c'est difficile à croire, mais avec des vents assez forts d'est ou du nord, sans chauffage dans la maison, je vous assure qu'il fait froid. Il a fallu sortir la couette, les pulls et les vestes.

Malgré tout, hier n'écoutant que notre courage, nous étions le long de la plage du Poetto, en plein air sur une terrasse, à déguster un cappuccino. Quelle dure vie, nous menons !

Chers amis lecteurs, j'ose espérer que vous nous plaignez et appréciez notre bravoure à sa juste valeur !

samedi, 19 novembre 2005

Amour Sarde - constance

Vous souvenez-vous de notre amoureux qui s'était au quart crucifié sur la porte de sa bien-aimée ? (sinon lisez d'abord cette note).

Figurez-vous qu'il n'a pas perdu espoir, mais, instruit par ses souffrances ou peut-être ayant eu connaissance de cette autre histoire d'amour déçu (lire l'histoire), il a imaginé une action moins douloureuse : il a introduit de la colle dans toutes les serrures de sa Dulcinée.

vendredi, 18 novembre 2005

Couleurs d'automne

Profitez donc du week-end pour rêver un peu.medium_dsc00637.jpgmedium_dsc00610.jpg

 

 

 

 

Si vous avez envie de venir voir, passez-donc par notre agence on-line www.sardaigne.fr

16:35 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Italie

Du rêve à la réalité

Nous avons vérifié auprès de l'aéroport de Cagliari : aucune nouvelle liaison aérienne n'est prévue.
 

A partir de là, un certain nombre de solutions s'offrent au Français amoureux de la Sardaigne :

a- rester optimiste et penser que les négociations se déroulent dans le plus grand secret;
b- réserver une place sur un ferry (depuis Gênes, c'est beaucoup plus sûr que la SNCM);
c- prévoir un crochet par l'Allemagne où nombre de voyages low costs sont disponibles;
d- passer par la Corse, puis prendre le ferry de Bonifacio à Santa Teresa di Gallura;
e- rester chez soi...

10:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

mercredi, 09 novembre 2005

Avis aux amis de la Sardaigne

Un article de Unione Sarda du 04/11 titre "Nuovi voli internazionali da Cagliari". Dans le corps de l'article, on peut lire:

"... L'Assesseur Régional des Transports, M. Sandro Broccia, a annoncé 3 nouvelles liaisons low-costs à partir de Cagliari :
- Cagliari-Bruxelles
- Cagliari-Dublin
- et ... Cagliari-Paris.
A partir du 30 mars...
"

Espérons qu'il s'agisse bien de 2006 !

10:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

mardi, 08 novembre 2005

Amour Sarde

Une autre histoire d'amour (vraie), façon Sarde, à ne pas imiter. (Voir la première histoire):

Un homme décide de rompre avec sa Juliette. Ils décident cependant de passer une dernière nuit ensembles.

Pendant que, après les ultimes ébats, Roméo dort. Guiletta se muni d'un tube de super-glue et colle :

- les testicules du traître, sur ses cuisses,

- son pénis, sur son ventre.

Je le redis, l'histoire est vraie.

lundi, 07 novembre 2005

Thon de course

medium_tonno_di_corsa.jpgL'appellation "tonno di corsa" (thon de course) est, comme le montre la boîte en photo, une appelation contrôlée.

Qui saura me dire pourquoi ?

jeudi, 03 novembre 2005

Salsa al pomodoro

Voici de quoi tacher vos T-shirts, mais aussi de quoi apprécier vos spaghetti.

Dans une casserole et dans 2 cuillères à soupe de bonne huile d'olive, faite fondre un oignon, blanc (doux) de préférence, haché menu.

Pendant que les oignons fondent, ajoutez une carotte râpée et une branche de céleri également râpée.

Quand les oignons sont fondus, ajoutez une boîte de tomates pelées et grossiérement broyées, puis quelques gousses d'ail coupées en morceaux.

Assaisonnez à votre goût en utilisant :
piment, poivre (abondant), sel (très peu), herbes de Provence, laurier.

Laissez cuire 20 minutes environ.

15:05 Publié dans Recettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

Passion du calcio

Je descends au café prendre 2 "macchiati dek" et 1 "cappuccio" "da portare via".

Quand j'entre dans le bar une discussion véhémente se déroule ente 3 clients et le garçon. Le ton est très passionné, pour ne pas dire violent.

Téméraire, je m'approche néanmoins du comptoir. Le garçon, sur un ton plus moderato, mais avec encore des éclairs dans les yeux, me demande ce que je désire.

Pendant qu'il prépare ma commande, la discussion reprend sur le même ton que précédemment. Là seulement, je comprends qu'il s'agit de football et des investissements "faits pour des raisons passionnelles et non pas professionnelles".

Au moment de payer, connaissant les prix par coeur, je remarque qu'il me fait payer les decas au prix du normal. "Accidenti", me répond-il, "je me suis trompé, ce ne sont pas des décas!". Et de refaire mes deux cafés.

Voilà ce qu'il en coûte d'être aussi passionné.

08:15 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Italie

mercredi, 02 novembre 2005

Panne (suite et fin)

Pour bien comprendre cette note, lisez d'abord ceci : Panne (suite, mais pas fin).

Ce matin, avant que de ne tomber en panne de gaz, nous commandons une bombonne de gaz de 25Kg "con chiave" (avec clé). 1/2 heure après arrive le livreur avec la bouteille.

Je lui précise que la fois précédente, il n'avait plus de modèle de 25Kg disponible et que par conséquent je lui retourne une bouteille plus petite que celle qu'il me livre. Il répond qu'il est au courant et qu'il n'y a aucun problème. Je m'étais donc fait du souci pour rien.

Du coup je lui demande où se trouve cette fameuse "chiave". Il me montre l'outil qu'il tient à la main (un clé plate) et me dit "quella è la chiave". (Je pouvez toujours la chercher sur la bouteille !).

Si un jour vous venez vivre ici, je vous livre le secret :
Les Boutielles avec clé, sont celles dont on ôte le tuyau de raccordement avec une clé plate (comme en France). Les autres (de marque Aggip, si j'ai bien compris) ont, me semble-t-il un autre système de raccordement et un gaz d'une autre nature. Quand à la couleur de la bouteille, elle ne semble jouer aucun rôle.

mardi, 01 novembre 2005

Amour Sarde

Âmes sensibles, ne lisez pas ce texte !

Il s'agit de l'histoire vraie, mais vraiment horrible, d'un homme, rejeté par sa dulcinée.

Pour tenter de récupérer les faveurs de sa belle coiffeuse, à trois heures du matin, il s'est attaché la main au rideau de bois de son salon.

Il est resté ainsi plus d'une 1/2 heure, avant qu'une ambulance n'arrive et que les urgentistes ne trouvent l'outillage nécessaire pour ôter le clou qu'il s'était planté dans la main.

Ce sont les bruits des coups de marteau qui ont réveillé le voisinage.

Je ne sais pas si son 1/4 de crucifixion a été couronné de succès.

14:20 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

lundi, 31 octobre 2005

22, v'là les flics

Nous sommes en voiture du côté de Pula et souhaitons suivre la côte au plus près possible.
A un carrefour, ma Princesse me dit : "tu aurais du prendre à droite". Les désirs des Princesses étant des ordres, je m'arrête puis, à la manière locale, je fais marche arrière.
Ma Princesse, toujours en alerte, me dit "arrêtes, arrêtes, il y a des flics !".  J'obtempère et pour faire bonne mesure je repars en marche avant en me garant un peu sur le côté. Effectivement une voiture de la police arrive par la route que nous voulions emprunter.

Nous la laissons démarrer. Elle se dirige dans la direction d'où nous venons d'arriver. Je reprends la manoeuvre plus ou moins licite que j'avais amorcée. La voiture de police stop et fait elle aussi marche arrière. Arrivée à notre hauteur, elle s'arrête !!

A travers la vitre baissée, une charmante policière nous demande avec un beau sourire: "Vous avez besoin d'aide ?"

- "Non, non merci."

- "J'avais pensé que peut-être vous aviez besoin de directions."

- "Non, non, merci, nous voulons juste prendre cette route, là."

- "Alors tout va bien. Arriverderci !"

Conclusion: ici, en Sardaigne, il est assez facile d'avoir matière à blog !

14:23 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

samedi, 29 octobre 2005

Brève de comptoir

Franco, le patron de la Barrique*, nous raconte que l'autre matin en emmenant son fils à l'école il entend à la radio la nouvelle suivante:

"Un perroquet est mort en Ecosse."

Avant de réaliser de quoi est le mort le perroquet, il se dit in petto : "Qu'est-ce que c'est que ce bord... ; Ils n'ont pas d'autre conner... à nous raconter. On n'en rien a f... de leur perroquet. Berlusconi fait vraiment des ravages."

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* Vous aurez du mal à trouver ce restaurant car il n'y a pas d'enseigne dans la rue. Il faut sonner avant d'entrer, mais il y a toujours du monde. Dommage pour vous : la cuisine y est excellente.

vendredi, 28 octobre 2005

Habits de fête

Mon fils est venu passé quelques jours ici. La Sardaigne, pour fêter l'événement, a revêtu ses habits du dimanche aux belles lumières d'automne.

Voici quelques détails vestimentaires.

medium_dsc00433.jpgmedium_dsc00439.jpgmedium_dsc00440.jpgmedium_dsc00443.jpgmedium_dsc00442.jpg

jeudi, 27 octobre 2005

Café artistique

Le café: medium_cafe_pula_2005.jpg

 

 

 

 

 

 

l'artiste: medium_artiste_cafe.jpg

lundi, 24 octobre 2005

Visite

Ce week-end, mon fils est arrivé pour une semaine.

Amis visteurs, je vous prie bien vouloir m'excuser, mais je vais profiter de lui. Ceci a pour conséqences:

1- De me rendre moins bavard;

2- De nous faire coucher tard, ce qui me rendra encore moins bavard.

 

A bientôt donc.

lundi, 17 octobre 2005

Conduite à la sarde

Ce lundi matin, nous roulons paisiblement vers le bureau. Au volant, j'ai un oeil sur la route, un oeil sur le rétroviseur, un oeil sur les flamants roses. Tranquille, quoi.

Mon deuxième oeil (celui du rétroviseur) aperçoit une voiture qui nous rattrape et m'avertit , en vieux routier qu'il est, que la dite Fiat a un comportement un peu inhabituel.
Alerte! Je récupère mon troisième oeil (celui des flamants) et me concentre sur la conduite.

Le véhicule nous dépasse. A ce moment, nous distinguons le type au volant en train de ... lire son journal posé sur son volant. Oui, oui !

Malheureusement, mon histoire est incomplète. Je ne peux, en effet, pas vous dire le nom du journal : il est passé trop vite à côté de nous.

mardi, 11 octobre 2005

Les dernières nouvelles de Tonio

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles de Tonio (pour les nouveaux arrivants sur ce blog, allez voir le post précédent).

En ce moment, Tonio vend:

- à gauche de la rue: pain, fromages et mobilier (essentiellment des sièges) en génévrier

- à droite de la rue: poteries en terre cuite.

Il semble qu'il ait rencontré quelques difficultés et ait du réduire son personnel. Il travail maintenant seul et ses activités se sont réduites. Lui non plus n'a pas échappé aux contraintes de la mondialisation.

La vie est dure pour tout le monde !

lundi, 10 octobre 2005

Les champignons de Monsieur le Baron

Monsieur le Baron, propriétaire de la Villa Malvarosa, passe au bureau vendredi dernier et nous apporte... 3Kg de cèpes.
Nous partageons entre tous le gourmands du bureau et le soir nous nous régalons avec ses champignons.
Le lendemain, dans la matinée, les Carabinieri passent chez Monsieur le Baron et l'embarque pour "avoir provoqué des indispositions gastriques" chez plusieurs personnes à Cagliari.

Bien entendu, et vous l'aurez deviné, une partie seulement de l'histoire est vraie. Mais laquelle ?

vendredi, 07 octobre 2005

Taxe au mètre

Plus tôt dans ce blog, je vous disais que l'on paie une taxe pour l'existence d'un portail donnant sur la rue (voir le post).

Finalement, cette taxe est calculée au mètre de portail. Il nous en coûte donc, au total, € 20,94 X 3 = € 62,82.

Il convient également d'ajouter € 1, pour le coût du transfert de la somme complémentaire, puisque la première fois nous nous étions trompés.

12:30 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 05 octobre 2005

Manif

Hier, un peu partout en France, des manifestations avaient lieu.
Curieusement, en Sardaigne, les flamants roses ont eu vent de quelque chose, car au même moment, dans la saline est de Cagliari, ils étaient tous réunis et, contrairement à leur habitude, n'étaient pas occupés à manger.
Ils tenaient visiblement un conciliabule.

Je ne peux, hélas, pas vous dire ce qu'il en est résulté, mais, dans la journée, nous n'avons observé aucune perturbation ni dans le trafic terrestre, ni dans le trafic aérien.

lundi, 03 octobre 2005

Sombre journée

Dans le ciel de Cagliari, comme chaque jour, le Soleil avait rendez-vous avec la Lune. Aujourd'hui, contrairement à la chanson de Charles Trainet, la Lune était là !
Cependant les auspices n'étaient pas bonnes: après une nuit d'orage, le temps était encore nuageux.

La rencontre a sans doute été houleuse. Le ciel en était tout assombri. Je pense même qu'elle a mal tourné, car après quelques minutes il se sont séparés.

Finie la finesettimana

Voilà nous sommes rentrès.medium_casa01_b.jpg

Nous avons passé le week-end dans cette belle maison.

(vous aussi pouvez la louer sur  à partir de cette page : http://www.sardaigne.fr/content/villa/bosa/malvarosa.htm)

Bon courage pour la semaine !

vendredi, 30 septembre 2005

Buana finesettimana

Allez, je vous quitte. Nous partons en week-end.

Voulez-savoir où nous allons ?

Et bien regardez la photo. medium_bosa_castello_b.3.jpg

 

 

Ah ! Vous voulez en savoir plus ?

Et bien, visitez donc cette page.

 

Ciao, ciao

mercredi, 28 septembre 2005

Rien à dire

C'est bien connu, les gens heureux n'ont pas d'histoire. Comme c'est effectivement notre cas, aujourd'hui je n'ai rien à vous raconter.

Il fait beau, mais malgré tout nous travaillons.

Nous venons d'avoir un coup de téléphone d'un client handicapé pour nous complimenter de nos services et nous dire que son séjour s'est bien passé ; qu'il n'a pas eu de problème de mobilité dans son fauteuil roulant ; que les Sardes étaient gentils ; que les Grandi Navi Veloci étaitent parfaitement équipés pour accueillir les personnes dans son cas.

Bref, tout va bien. Merci

mardi, 27 septembre 2005

Equipement

medium_buromobil.jpgQuelques posts plus tôt, je vous disais que nous étions allés en tournée de prospection. La photo ci-jointe montre notre "bureau mobile" composé d'un PC portable, d'une imprimante, d'un appareil photo, d'une sacoche avec quelques documents et, bien sûr, une valises avec quelques paires de chaussettes.

Et, puisque j'en suis à vous faire des confidences, je vais vous dire ce qui me plaît le plus dans ce métier du tourisme :

Le port de la cravate y est incongru et, en fonction de la température, nous revêtons souvent bermuda et sandales.

Quand je compare au temps où j'avais comme clients des banques et des assurances (je fournissais alors des services informatiques) et qu'il me fallait endosser l'uniforme o-bli-ga-toire de "pingouin" (costume sombre et cravate), vous ne pouvez pas vous imaginer quel est mon bonheur !

11:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

lundi, 26 septembre 2005

La Gallura

medium_gallura.3.jpgVoici quelques photos de la Gallura, cette belle région au nord de la Sardaigne, face à la Corse où nous étions ce week-end.

 

 

 

medium_tempio-pausania.jpgLa ville de Tempio-Pausania nous a particulièrement séduits du fait, qu'avec seulement 20.000 âmes (y compris les environs) elle dispose d'une faculté de pharmacie, d'un hôpital, d'un théâtre/opéra. Son architecture et son centre ville en granit gris a un charme indiscutable. De plus c'est une ville qui vit toute l'année avec comme industrie principale le liège. On peut d'ailleurs y acheter tout sorte d'articles fait de cette matière, jusque des chassures, des sacs et des vêtements.

 

medium_tempio-eglise.jpgEnfin, sa position géographique à l'intérieur des terres devrait retenir l'attention des touristes potentiels que, chers amis visiteurs, vous êtes tous.
En effet, depuis Tempio, on peut visiter la Costa Smeralda et sa jet-set (si vous rencontrez Berlusconi, ne manquez pas delui parler de la taxe sur l'occupation de l'espace publique);

 

medium_castel-sardo.jpgla côte nord avec, par exempleCastelsardo et

 

 

 

 

medium_valle-della-luna.jpgje ne peux éviter de vous parler des paysages environnants et de la nature sauvage et les montagnes de l'arrière pays.

Voyez la photo de la "Valle della luna".

11:25 Publié dans Sardaigne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

vendredi, 23 septembre 2005

La brebis et le quiproquos

Pour que vous puissiez comprendre, il vous faut connaître un peu d'italien, plus particulièrement la façon dont fonctionne le vouvoiement dans cette belle langue. Rassurez-vous ce ne sera pas long.

Le vouvoiement de politesse se fait en italien en utilisant la 3ème personne du singulier, toujours au féminin. Un peu à la façon dont, en français, on dit "Madame désire-t-elle encore quelque chose ?", ou mieux, car asexué, "sa Majesté désire-t-elle quelque chose" (que la Majesté en question soit roi ou reine).
Ainsi "comment allez-vous ?" se traduit par "come Lei sta ?" (littéralement: comment elle va ?).
De plus, en italien, on ne dit pas les pronoms personnels. "come Lei sta ?" devient donc simplement "come sta ?", et "come stai ?" veux dire "comment vas-tu ?"; la différence est dans la conjugaison du verbe.
La réponse polie à "come sta ?" est "grazie bene, e Lei ?" = "bien merci, et vous ?"; mais dont la traduction littérale est "merci bien, et Elle ?".
Enfin il convient de préciser que ce "Elle" de politesse s'applique aussi bien aux Dames... qu'au Messieurs, comme c'est le cas pour "sa Majesté".

Vous avez suivi ? Bien, voici donc l'histoire :

Hier soir, comme d'habitude, je promène mon chien. Il marque l'arrêt. Je regarde: Roméo (c'est le nom du chien) a vu une brebis esseulée.
Or (j'en ai déjà parlé), derrière chez-nous un berger change de pacage à son troupeau de brebis 2 fois par jour. J'en conclu qu'il en as perdu une. Je rappelle mon chien et nous continuons notre "giro".

Plus tard et plus loin j'aperçois le berger, ses chiens et son troupeau. Je change mon itinéraire pour lui signaler qu'une de ses brebis s'est égarée. Voici le dialogue qui s'en suit:

Lui : "dove è la pecore ?" (où est la brebis)
Moi : "su, vicino alla nuova casa" (au-dessus, près de la nouvelle maison)
Lui : "sta bene ?"
Moi : "si, è Lei ?"
Lui : "no, la pecore !"

Vous avez compris mon erreur ? Non ? Et bien, vous n'êtes pas doué pour les langues !

 

PS : Un grand bravo à Roméo qui, pendant tout le temps où je m'approchais du berger et medium_romeo.jpgdiscutais avec lui, est resté aux pieds malgré les autres chiens et les brebis.

Sur la photo, Roméo porte un collier. Ceci est une exception (il l'a exigé pour la photo). Ce jour là, il n'en portait pas. Ce qui augmente d'autant son mérite d'être resté aussi sage, car je ne pouvais pas l'attacher. Mais Roméo est, évidemment, le meilleur des chiens. D'ailleurs comment pourrait-il en être autrement ?

11:20 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Italie

La brebis et le quiproquos (suite)

Ce matin lors de la pormenade matinale avec Roméo (je sais, je promène beaucoup mon chien. A moins que ce ne soit lui qui ne me promène ?), nous revoyons le berger et ses brebis.

C'est fois-ci, il me demande "comment allez-vous ?". Oui, oui en Français, car, sans doute il ne veut plus de quiproquos entre nous.

Je vous entends d'ici: Oui, il a retrouvé sa brebis égarée.

11:05 Publié dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0)